Les menaces du ministre de la Santé et de l’Action sociale, consistant à ponctionner les salaires des grévistes, ont laissé de marbre les blouses blanches de la Sutsas «And Geusseum» section Dahra, qui ont encore appuyé sur l’accélérateur. En effet, au détour d’une rencontre organisée au Centre de santé, les infirmiers et les sages-femmes du district sanitaire et ceux des 18 postes de santé, ont annoncé le boycott du Programme élargi de vaccination (Pev).

«Aujourd’hui, en compagnie de toutes les sages-femmes du district, nous sommes en grève depuis 8 mois, c’est notre seizième plan d’actions. Nous avons décidé de boycotter le Pev. Nous le faisons malgré nous, parce que ce sont nos enfants. A l’instar tous les paramédicaux du Sénégal, nous sommes venus déposer les glacières, les vaccins, les accumulateurs et les motos qui font partie de la logistique du Programme élargi de vaccination», a déclaré Madame Sérénéla Dionne,  secrétaire générale de la sous-section de Dahra.

Pour répondre au ministre de la Santé qui avait déploré une mauvaise conservation des vaccins, les membres de la Sutsas «And Geusseum» section Dahra rassurent les populations. Ils indiquent qu’en en respectant les normes de conservation les vaccins et les accumulateurs sont bien conditionnés. Ils ont promis de maintenir la chaine de froid jusqu’à ce que les vaccins soient détruits.

Très en verve contre leur ministre de tutelle à qui ils ont déclaré la guerre, les membres du Sutsas section Dahra, considèrent qu’Abdoulaye Diouf Sarr ne maitrise pas le système sanitaire. Sérénéla Dionne dira en ce sens que «Diouf Sarr ne porte pas les préoccupations des populations. Il ignore le travail des paramédicaux qui assurent l’offre de santé partout au Sénégal. Pour les grévistes, l’Etat gagnerait à donner le secteur de la santé aux acteurs qui connaissent le métier, en lieu et place des politiciens, pour le bien des populations.

En tout état de cause les grévistes ne comptent pas baisser la garde et comptent se battre jusqu’à leur dernier souffle pour obtenir gain de cause.

Pour rappel, le SUTSAS réclame le respect du protocole d’accord signé depuis 2014.

Moustapha Ndiaye, Correspondant à Linguère

 

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