Amadou Moustapha Gaye sur le scandale des cigarettes toxiques: «ces pratiques sont la preuve de la non-application des lois antitabac qui sont votées dans nos pays» 

Suite aux révélations troublantes du journal Libération, sur les pratiques de Philip Morris, concernant le surdosage des cigarettes importées de Suisse, vendues au Sénégal et en Afrique, la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab) brise le silence.

D’après le communiqué reçu à la Rédaction d’Actusen.sn, «ces pratiques sont la preuve de la non-application des lois antitabac qui sont votées dans nos pays». En effet «ce génocide» envers les populations africaines montre l’inexistence des contrôles des pays concernés.

Par ailleurs le rapport de l’Ong Public Eye a montré que «l’industrie du tabac applique un double standard sur les cigarettes produites, et celles vendues en Afrique sont plus toxiques que celles fumées en Europe». Ainsi, si l’on en croit les Services d’Amadou Moustapha Gaye, la Suisse est à l’origine d’un système volontairement complaisant avec l’industrie du tabac puisqu’elle  laisse produire sur son territoire un «produit dont les effets sont scientifiquement certifiés comme doublement mortels».

Ce que, Jacques Cornuz, le directeur de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne, épidémiologiste et spécialiste du tabac, et qui a dirigé la Commission fédérale de prévention du tabagisme de 2007 à 2014, confirme en ces termes : «On peut légitimement dire qu’on passe d’un camion de 20 tonnes à un 40 tonnes».

Et d’après le président de la LISTAB, Amadou Moustapha Gaye,  qui estime qu’il y a des  défaillances sur des contrôles qui devraient être fait à plusieurs niveauxaffirme qu’il est impératif  pour le Sénégal de se doter de laboratoires qui analysent systématiquement les cigarettes importées, car, jusqu’ ici,  le Burkina Faso est le seul pays d’Afrique à en avoir, un selon l’Oms.

Kiné THIANE  (Stagiaire) Actusen.sn

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