Plus la date fatidique approche, plus chaque camp tire sur la corde. L’un jure sur ce qu’il a de plus cher que le 19 Avril prochain, l’Assemblée nationale ne votera par la Loi portant parrainage. L’autre, également, joue à se faire peur, promet que force restera à la loi et que «Benno Bokk Yakaar» se mobilisera pour barrer la route à ceux qu’il considère comme des fossoyeurs du bilan de «Thiompal».

L’un, faisant dans la surenchère, va même jusqu’à demander à la Gendarmerie, à la Police et à l’Armée de se ranger aux côtés du peuple. L’autre, pour préparer l’opinion à une éventuelle féroce répression de la manif’ à venir, arme, déjà, les Forces de l’ordre, avec des discours du genre, celles-ci useront de toutes leurs prérogatives, pour maintenir l’ordre, la stabilité, la sécurité des personnes et de leurs biens.

Mais Gorgorlu a intérêt à se rappeler le lourd tribut qu’il avait payé, en 2011, avec à la clé, plusieurs pertes en vies humaines. Il doit d’autant plus se méfier d’eux, que le côté tragique de ces deux blocs-là, c’est que, dans la journée, ils peuvent se chamailler et s’entretuer. Mais, dès la tombée de la nuit, ils ont la facilité déconcertante de se retrouver autour d’un dîner, d’une bouteille de vin ou de boissons sucrées et de faire la paix des braves.

La vérité, c’est qu’aucun de ces deux camps n’est préoccupé par le sort du Sénégalais lambda. Alors, le 19 avril prochain, que le pauvre aille vaquer à ses occupations ou à défaut, se terre chez lui, loin de ces deux groupes. C’est eux, dans eux. Ils ne croient en rien. Si ce n’est leurs poches et celles de leurs familles respectives.  

Mame Sagar (SourceA)

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