CONTRIBUTION A L’EVALUATION DES PERFORMANCES DE L’EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DU SENEGAL

Cette modeste contribution citoyenne provient d’un ancien jeune capitaine (1970-1976) de la catégorie cadette d’une grande équipe  nawétane, l’ASC Ferlo de Linguère. Appelé à en être le président, en 1990/91,  je l’ai érigée en la toute première ASC Economique du pays. Cette modeste expérience m’engage dans l’analyse, parfois passionnée, de l’après campagne des Lions du football à la CAN 2019. Œuvrons sereinement, pour le bien collectif ! Tel est mon souhait.

Un projet est analysé sous forme de cycle de vie : 1) Objectifs : ils sont définis sur la base de besoins, tenant compte des avantages et contraintes du milieu ; 2)  Moyens : ils sont identifiés comme étant les  ressources nécessaires à l’atteinte des objectifs ; 3) Stratégie : c’est le mode de combinaison (alternative) choisi, pour l’utilisation des moyens disponibles ; 4) Mise en œuvre : c’est l’utilisation effective des moyens combinés ; 5) Evaluation : c’est l’analyse de l’atteinte ou non des objectifs, en rapport avec l’utilisation des moyens mis en jeu.

Dans le cadre de l’après CAN et pour notre équipe nationale de football,  l’évaluation pourrait s’opérer en cherchant les réponses relatives aux indices de performance (IP) ou facteurs qui renseignent sur l’atteinte ou non d’objectifs :

  1. Objectif : gagner la coupe. IP : la coupe est gagnée.

2/3/4. Moyens, stratégie et mise en œuvre. Ces rubriques sont très imbriquées. Logistique (IP : la logistique est  suffisante), finances (IP : le budget a été bouclé), technique (IPs : le sélectionneur a choisi les meilleurs joueurs du moment, les joueurs sélectionnés ont joué sur leurs potentiels  propres et collectifs, le sélectionneur a permis une bonne valorisation du potentiel individuel et collectif des joueurs sélectionnés, chaque membre du staff a apporté l’appui attendu, au sélectionneur et à l’équipe), environnement sportif (IP : la Fédération a assuré ses rôles en matière administrative, juridique, règlementaire, etc. pour préserver les droits de l’équipe, lui faire respecter ses obligations et lui permettre de compétir dans les meilleures conditions possibles). Les acteurs responsables (Peuple, Etat, Fédération, Sélectionneur Staff, joueurs), à chaque niveau : sont identifiables.

  1. Evaluation : il s’agit de voir la réalité attachée aux IPs, par rapport à l’atteinte ou non de l’IP principale, correspondant à l’objectif.

La coupe n’est pas gagnée ; l’objectif n’est donc pas atteint.

En conséquence, il appartient à l’Etat d’examiner chaque IP et sa relation avec le résultat enregistré et de prendre les décisions requises (changements, renforcement, amélioration conséquente de l’existant, au niveau de chaque acteur, pour qu’au prochain cycle de vie, le résultat recherché puisse être atteint.

L’une des meilleures manières de procéder à cet exercice consisterait à recueillir les avis dominants, positifs comme négatifs des Sénégalais,  le peuple qui, ultimement, est concerné par l’objectif fixé à l’équipe nationale de foofball, pour se pencher sur ces IPs, loin d’être exhaustifs. Si les correctifs requis sont passés par pertes et profits, jamais, le  résultat même résultat va se reproduire, à quelques nuances près.

Pape Omar Seck

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