La Direction du livre et de la lecture du Ministère de la Culture a lu avec beaucoup d’intérêt l’interview de M. El Hadji Alé Niang, acteur culturel, batteur, metteur en scène, acteur de cinéma, qu’il a accordée à actusen.sn.

Dans cette sortie, l’homme de culture s’interroge sur l’existence d’un ministre de la Culture au Sénégal et avance qu’il n’est pas soutenu par le Ministère de la Culture dont l’action ne doit pas se limiter aux grandes villes.

L’opinion saura appréhender à sa juste valeur la vanité de telles affirmations. Outre son efficacité et sa pertinence, la gouvernance actuelle de la Culture s’inscrit en droite ligne d’une vision qui en fait l’épine dorsale du PSE.

En ce qui la concerne, la Direction du Livre et de la Lecture (DLL) souhaite s’appuyer sur des  faits vérifiables en vue de rétablir la vérité : de 2014 à 2017, Monsieur El Hadji Alé Niang a bien bénéficié de deux subventions du fonds d’aide à l’édition.

Nous avons tout de même trouvé qu’il a fait des affirmations gratuites qui frisent même la mauvaise foi, si nous nous en tenons aux faits et bonnes preuves.

L’ouvrage pour lequel il affirme n’avoir reçu aucun soutien a été publié par Madame Fama Diagne SENE, Directrice des Éditions Damelles du Sénégal. Basée à Bambey, cette éditrice qu’on ne présente plus, a déposé ce 4 juin 2018 le titre évoqué par M. El Hadji Alé Niang. Celui-ci fait partie d’un lot de 3 ouvrages subventionnés en 2017, comme le précise Madame Fama Diagne SENE dans le courrier adressé à la DLL et que je vous saurai gré de joindre à ce droit de réponse.

En effet, n’est-ce pas lui-même, M. El Hadji Alé NIANG, à la page 6 de son ouvrage intitulé Aperçu historique sur le CAYOR, LE BAOL ET LE SINE, qui a tenu à remercier la Direction du livre et de la Lecture du Ministère de la Culture en ces termes : « Je remercie mon frère et ami Monsieur Ibrahima LO,Directeur du livre et de la Lecture pour sa loyauté, sa courtoisie et sa grande capacité d’écoute. A travers lui, je remercie tous les membres de son équipe qui m’ont ouvert grandement leurs portes pour finaliser ce présent projet » (Voir extrait scanné du passage en question que je vous demande également de publier en guise de preuve).

Mieux, le propos de son éditeur, Madame Fama Diagne SENE, Directrice des Éditions Damelles du Sénégal tranche d’avec celui de M.Niang. Il est donc abusé et excessif d’affirmer qu’il est ignoré par le ministère. Nous passerons sous silence certaines choses que le respect de la personne, surtout en ce mois béni de Ramadan,nous commande. Nous faisons suivre, du reste le bordereau de livraison envoyé par Madame Fama Diagne SENE, le 06 juin 2018, mentionnant explicitement le titre en question. Dans sa lettre de déclaration de sortie d’ouvrages, Mme SENE a, avec l’élégance qu’on lui connaît, fait part de l’expression de ses vifs remerciements à Monsieur le Ministre de la Culture pour toutes les mesures prises pour faciliter la sortie des ouvrages dont celui de M. El Hadji Alé NIANG.Voilà en deux mots la précision que nous tenions à faire.

Au-delà des écarts, nous retenons l’essentiel : rester attentif aux potentiels qui vivent dans nos terroirs et que le ministre encourage à exhumer et à célébrer : Saloum Sadiakhou à Kédougou, Fatou Niang Siga à Saint Louis, Amadou Sada Dia (ce jeune homme de 96 ans, Machaalaah), ou encore Gérard Cheney à Toubab Dialaw ont été célébrés solennellement par le Ministère de la Culture. D’autres suivront sans doute quand le Comité scientifique du prochain Salon de Saint Louis en aura décidé. A côté de Monsieur El hadji Alé Niang, dont il faut reconnaître l’expertise, des centaines de traditionalistes sont éparpillés au Sénégal et méritent autant, la reconnaissance de la Nation.

Nous avons perçu cette sortie comme un appel du pied, comme pour dire à l’autorité de le garder en repérage. L’autre dirait, c’est de bonne guerre.

Ibrahima LO, Directeur du Livre et de la Lecture

Ministère de la Culture

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