Etudiant en 2eme année à la faculté des Lettres Mouhamadou Fallou Sène a succombé à ses blessures suite à une manifestation des étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint Louis sévèrement réprimée par les forces de l’ordre (gendarmes).  Jusqu’à quand va-t-on assister à ces bavures et rester insensible? Jusqu’à quand allons nous continuer à faire comprendre aux forces de sécurité sénégalaises que l’usage de la violence, au sein de l’université ou ailleurs est inacceptable. Plus que ces bavures, c’est l’impunité qui couvre leurs auteurs qui inquiète et nous interpelle tous. Ce qui est d’autant plus grave que les forces de sécurité sénégalaises semblent avoir un réel problème avec la jeunesse de ce pays. Après les cas Balla Gaye, Bassirou Faye, il faudra cette fois-ci, situer clairement les responsabilités.  Le mépris que nourrissent les forces de sécurité, du moins beaucoup d’entre eux (à la gâchette facile) envers les citoyens est inadmissible.  Les étudiants, avant de percevoir leurs bourses, inhalent d’abord du gaz ou prennent des balles, certains perdent ainsi la vie. Ce qui est inadmissible dans un pays qui se veut émergeant en 2020. Depuis le début de l’année académique, les étudiants de l’université de Saint-Louis réclament en vain le payement de leurs bourses. Une revendication légitime si on sait les conditions dans lesquelles ils survivent dans nos universités. C’est trop facile aujourd’hui de s’indigner, de présenter des condoléances. Il faut apporter une solution radicale à ce mal récurrent des retardsde paiements des bourses, principale cause de la violence dans nos universités.    Sans quoi, on continuera de compter les morts par balles dans nos universités.

Babacar Ndiaye

PrésidentMouvement

«Osons Agir»

 

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