Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est en Colombie pour le weekend. Il doit aborder deux thèmes avec le président colombien Juan Manuel Santos : l’avancée de la mise en place des accords de paix avec les FARC et d’un nouveau cessez-le feu avec la dernière guérilla active, l’ELN, l’Armée de libération nationale. Une nouvelle attaque du groupe a d’ailleurs eu lieu ce samedi : l’enlèvement d’un ingénieur colombien.

Avec notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa

La visite du secrétaire général de l’ONU est tout d’abord une preuve de soutien au processus de paix colombien malgré les difficultés comme la hausse du nombre d’assassinats de leaders sociaux depuis la signature des accords de paix ou encore l’insécurité dans les zones post-conflits.

Ce dimanche, Antonio Guterres se rendra d’ailleurs dans celle du département du Meta où des ex-combattants FARC sont en train d’être formés pour une réintégration dans la vie civile.

Difficile apaisement avec l’ELN

Ensuite, l’autre dossier complexe que doit aborder le secrétaire général sera celui des négociations de paix avec le groupe ELN auxquelles participent également l’ONU.

Depuis la fin du cessez-le-feu le 9 janvier, au moins six attaques contre les forces de sécurité colombiennes ou des infrastructures pétrolières ont été attribuées à l’ELN.

La dernière a eu lieu ce samedi. Un ingénieur colombien aurait été enlevé dans la zone frontalière avec le Venezuela. L’homme de 41 ans collabore avec la principale compagnie pétrolière colombienne, Ecopétrol. Deux hommes encagoulés et armés l’ont kidnappé dans son bureau de la municipalité de Saravena.

Cette attaque tend encore plus les relations entre l’ELN et le gouvernement colombien qui a déjà suspendu les négociations.

RFI

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