Ivres de colère contre le non-respect de la parole donnée : les membres du Saes posent deux questions qui vont, sûrement, fâcher le Pm

Ils se sont réveillés ivres de colère contre le Gouvernement. Coupable, selon les enseignants du Supérieur, d’avoir paraphé un protocole d’accord, en Mai 2016, sans jamais l’avoir honoré. En signe de protestation, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) a battu le macadam, ce mercredi, du Camp Jérémy à la Bibliothèque universitaire.

Pour ce faire, ils ont arboré des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «aller à la retraite», «oui à une retraite paisible et décente» «APR : Accords non tenus, Promesse non respectées, Rendez-vous manqué» « y’en a marre des Accords Pour Rien», entre autres.

Furieux, les chevaliers de la craie ne comptent pas rester les bras croisés. Aussi, envisagent-ils de passer à la vitesse supérieure. Sur ce, avertit leur Secrétaire général, Malick Fall, «il faut que les gens sachent que nous sommes des libéros et on ne peut pas nous dribbler. Et, ce n’est pas à notre mandat, qu’ils font passer des mesures anti sociales et anti populaires».

 Le Saes croit avoir assez joué la carte de son patriotisme. Malheureusement, constate-t-il pour s’en désoler,  «nous avons en face de nous un Gouvernement qui aime jouer au dilatoire, qui pense qu’il peut jouer au dribble avec les gens».

Les enseignants du supérieur mettent, également, le Premier ministre face à ses responsabilités. Lui qui, on s’en souvient, avait finalement mené les négociations qui avaient abouti au cessez-le-feu en 2016.

«Nous interpellons le Premier ministre pour qu’il nous dise que vaut la parole d’un chef de  Gouvernement, que vaut la parole de l’Assemblée nationale qui était présente par son président du Groupe parlementaire», décochent-ils une flèche meurtrière à l’endroit des deux Institutions de la République.

Malick Fall et ses amis ont lancé un appel du pied à leurs camarades syndicalistes, pour porter sur les fonts baptismaux un impitoyable Front syndical qui n’a aucune connotation politique  contre l’arbitraire et l’iniquité.

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