La plateforme citoyenne d’appui aux journalistes d’investigation a été officiellement lancée, lors d’un atelier tenu à Saly. A la clôture, un bilan assez satisfaisant a été constaté. Les participants ont salué l’initiative et se sont considérés comme membre à part entière.

 Une nouvelle plateforme destinée à renforcer le journalisme d’investigation vient de voir le jour. Elle est une initiative d’African Journalists Forum qui, en partenariat avec l’Ambassade de France, a réuni des lanceurs d’alerte, des blogueurs, membres de la société civile, des organisations professionnelles des médias, entre autres sommités de la presse sénégalaise, gambienne et mauritanienne.

La Plateforme citoyenne d’appui au journalisme d’investigation (PAJI) vise à chercher, selon Dr. René Massiga Diouf, à développer des synergies entre les médias et les journalistes citoyens sous le prisme de la participation citoyenne. En effet, African Journalists Forum (AJF) se donne, selon lui, «pour mission de contribuer à la  promotion  d’une citoyenneté active pour impulser et encourager une dynamique dans le cadre d’un journalisme de  qualité,  en vue d’influencer  les  dirigeants  dans  la  gestion  de  nos  Etats,  et  créer  des cadres alternatifs pour nos politiques de développement».

Lors de la clôture de cette activité, organisateurs et participants se sont adonnés à un exercice d’évaluation qui leur a permis de voir ce qui a été fait, en termes de contribution mais surtout de niveau d’interaction. «Le lancement nous a permis de nous rendre compte de l’avancée qu’elle constitue pour le journaliste d’investigation», a-t-il fait savoir.

Il a, également, ajouté qu’en termes d’évaluation, «de très bons résultats ont été notés. Ce qui va permettre au journalisme, dit-t-il,  de retrouver son lustre d’antan notamment dans la diffusion de l’information».

Le journaliste et Docteur en Sciences politiques est d’avis que «le travail commence réellement après le lancement. Il nous faut travailler sur un contenu de qualité, crédible et attrayant qui puisse permettre à la plateforme de répondre, de manière incontournable, dans le journalisme d’investigation, dans un journalisme de renouveau à l’ère du numérique. Mais également, il faut faire en sorte que la population, ainsi que les décideurs s’approprient la plateforme pour la contribution des citoyens dans la gestion de nos Etats, dans la bonne gouvernance, dans la lutte contre la corruption».

En ce qui concerne les perspectives, le président du Forum africain des journalistes a souligné que le projet n’est qu’à ses débuts. Et à long terme, il devrait s’agrandir, afin d’épouser d’autres contours qui ne sont, forcément, pas définis à l’avance. «Nous voulons que tous les pays, qui sont membres de l’organisation, puissent avoir leur plateforme, afin de se reconnaître dans les contenus», a indiqué M. Diouf.

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