Prenant part à la conférence inaugurale du Think tank «Esprit républicain», le coordonnateur de l’Ong 3D n’a pas mâché ses mots pour exprimer ses inquiétudes liées au contrôle de parrainages. Pour Moundiaye Cissé, cette tâche obéit à des techniques très complexes. Et en tant qu’acteur de la société civile ayant «des positions équidistantes vis-à-vis des chapelles politiques, nous avons de fortes préoccupations par rapport au contrôle des signatures».

Lesquelles préoccupations liées, d’après lui, à la juridiction constitutionnelle qui est habilitée à assurer ce contrôle. Moundiaye Cissé informe, ainsi, que des remplacements des membres, «dont le mandat est arrivé à terme», doivent être faits au niveau du Conseil constitutionnel. «Tout le monde sait qu’il y a deux membres du Conseil constitutionnel dont le mandat est arrivé à terme. Il faut les changer, il faut appliquer la loi. Je pense que quand on doit exercer un contrôle, il faut d’abord être dans la légalité pour le faire», a-t-il tenu à préciser.

Cela dit, pour l’acteur de la société civile, le problème ne se limite pas seulement au Conseil constitutionnel. Il y a la Commission électorale nationale autonome (Cena). A en croire Moundiaye Cissé, «il y a cinq membres de la Cena dont les mandats sont aussi, arrivé à terme».

L’autre aspect qui inquiète tant, c’est le contrôle des signatures, les dispositions à prendre pour un pays qui, pour la première fois, va appliquer le parrainage citoyen de façon effective. «Le Conseil constitutionnel n’a, jusque-là, pas communiqué sur les dispositions à prendre pour que le contrôle soit fait de façon efficace et qu’aucun candidat ne soit lésé».

Ndèye Aminata Sagar DIAHAM

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