Professeur Philippe Chalmin, lors de la Conférence du Greddda, initiative du Dg Cheikh Kanté : “la découverte du gaz naturel au Sénégal doit être prise comme un message positif, mais c’est un marché particulièrement complexe”

Pour le lancement du Rapport cyclope «vent d’est, vent d’ouest», le Groupe de Recherche et d’étude sur la démocratie et le développement durable en Afrique (Greddda) a tenu une conférence suivie d’un débat dans l’Amphithéâtre de l’Excellence Universitaire Africain (EUA), ce jeudi 12 juillet, dans l’après-midi.

Créé en 2014 sous l’initiative du Docteur Cheikh Kanté qui interpelle l’Afrique et le monde entier sur la question des matières premières, le Greddda est logé à l’EUA. «L’initiative est née dans un petit Amphi, lorsque je travaillais sur ma Thèse», a révélé le Directeur général du Port autonome de Dakar. Car, selon lui, le vrai problème de la vie, c’est la question du capital humain.

Dans un long discours, le Professeur Philippe Chalmin, géologue fondateur du Rapport cyclope, présente son 31ème  rapport de cyclope en 850 pages. «Dans cyclope, nous essayons de couvrir l’ensemble des commodités de la planète», résume-t-il. Il poursuit son speech, en se focalisant sur la production de matières importantes en Afrique que sont le marché de la vanille cultivée au Madagascar dont la qualité laisse à désirer, le marché de l’art en parlant de football et enfin le miel.

Cheikh Kanté, Dg du Port autonome de Dakar : “l’initiative du Gredddaest née dans un petit Amphi, lorsque je travaillais sur ma Thèse”

D’après lui, le Sénégal produit un miel meilleur que celui de la Chine, fait avec du sirop. Sachant que l’Afrique ne dispose pas sur le marché de matières premières, en dehors quelques rares produits, elle ne pèse pas sur le marché mondial. Sur une production qui montre un graphique avec une courbe qui présente la croissance du PIB mondial, en volume, avec une croissance insuffisante et négative, il admet, néanmoins, qu’il règne sur la planète  un vent d’optimisme.

«Aucun pays ne peut se définir, tout seul ; le marché dépend de la situation mondiale. Même si l’économie américaine s’est révélée capable de créer des emplois et que le secteur du logement est revenu à la norme, le moteur déçoit un peu», mentionne le Professeur Philippe  Chalmin. Dans la même lancée, il explique, «du côté de l’Europe, c’est un peu différent : l’économie européenne s’est quand même redressée. Jamais, on n’a eu ce résultat, on peut dire que le couple Macron a été chanceux».

Toujours, au sujet de ses démonstrations sous la courbe, l’Universitaire indique que la Chine vent plus de 25 millions de voitures par an. L’année dernière, elle a produit 850 millions de tonnes d’acier, atteignant  son objectif qui était de dépasser le Royaume-Uni qui en était à 27 millions. Par contre, la Russie, dit-il, est une malédiction des matières premières.

Toutefois, il informe que la période 2006-2014 que certains appellent la période super cycle a été une période de choc pour les marchés mondiaux. «Après 2014, on assiste à un retour sur terre. Il y a moins de 20 ans, le baril de pétrole ne valait pas grand-chose. En 2016, il coûtait 30 dollars ; aujourd’hui, il se balade entre 45 dollars ; ce qui est positif pour les pays importateurs», dit-il.

Selon lui, la découverte du gaz naturel au Sénégal doit être prise comme un message positif, mais c’est un marché particulièrement complexe. Pour conclure, le Professeur Philippe  Chalmin déclare que la Chine a eu un impact direct sur les marchés mondiaux, mais le vrai défi du 21ème, c’est le défi de l’Afrique.

Anna Alberta MENDEZ, Stagiaire à Actusen.com

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