C’est une lapalissade que de dire qu’Auchan est un véritable happeur de clients. C’est pourquoi, pour faire face à ce  concurrent redouté et redoutable, les commençants sénégalais adoptent des stratégies de communication voire de survie sous peine de cesser leurs paiements ou encore pire de mettre la clé sous le paillasson.

Certes, il faut convenir avec les juristes que « les affaires sont les affaires ». Du coup, tous les coups et coûts sont permis sous réserve du respect des principes de la concurrence et de la réglementation sur les prix (v. la loi 94-63 du 22 Août de 1994 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique). Mais, devant cette situation de rude concurrence, le consommateur n’est-il pas entre le marteau du patriotisme économique et l’enclume de ses intérêts personnels ?

Le moins que l’on puisse dire est que d’un point de vue micro, le consommateur non imbu  de principes et valeurs économiques y trouve naïvement son compte du fait des produits vendus à l’encan et qui à dire vrai sont qualitativement et quantitativement acceptables.

En revanche, d’un point de vue macro, cela peut avoir des répercussions néfastes sur l’économie nationale par l’effet de retour. Donc, plus de patriotisme économique de notre part ne serait-ce pour aider  ce petit entreprenant qui vient de démarrer son activité commerciale et qui a besoin de facilités  (v. article 30 de l’Acte uniforme OHADA portant droit commercial général).

En retour, les commerçants sénégalais doivent s’évertuer  à vendre des produits  de qualité avec des prix acceptables  et adaptés à la bourse de tout le monde pour ne pas léser les consommateurs.  L’important n’est pas donc de faire dans le dénigrement ou le discrédit, mais d’améliorer la qualité des services pour appâter le plus de client et corser leurs chiffres d’affaires. Le client étant roi, il faut user de tous les moyens pour l’attirer et le fidéliser. A défaut, le marché d’Auchan s’agrandira au détriment des commerçants nationaux qui risquent de fermer boutique et de retourner aux champs.

Emmanuel Diouf, conseiller juridique et travailleur social

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