Hommes, femmes, jeunes, bref, toutes les tranches d’âges pleurent les larmes de leur corps. Parce qu’un citoyen dans toutes ses lettres de noblesse leur a, subitement, faussé compagnie. Sans aviser.

Dans la foulée, les acteurs politiques, dont certains ont eu à tenir ou tiennent toujours les manettes de Sunugal portent le masque des mauvais jours, depuis l’annonce de la triste nouvelle. On en a même vu qui se sont fendus de témoignages émouvants et déchirants.

Tout ça, c’est bien beau. Surtout que Sidy Lamine Niasse était un Don du Ciel, que Dieu a rappelé à ses côtés. Mais qui sont ceux-là, qui ont songé, une seule fois, durant leur existence, à lui tendre la main, quand l’infatigable Mollah se battait contre les turpitudes de la vie ?

Qui sont ceux-là qui ont, ne serait-ce qu’une fois, essayé de l’appuyer, financièrement, dans son inlassable combat pour l’Islam, la démocratie, la liberté d’expression, et je ne sais quoi d’autre ?

Qui sont ceux-là, qui, de son vivant, n’ont pas tenté de l’enfoncer dans les abîmes de l’environnement économique des médias, dans lequel il se débattait avec son Groupe de presse, dans la plus grande dignité et foi ?
Autant de questions qui méritent tout leur pesant d’or. Parce que c’est seulement à «Sunugaal» qu’on peut voir des gens vous tuer, mettre la dernière pelletée sur votre cercueil et se mettre à pleurer comme des madeleines. Traduisez ça en «ouolof» par «rayla baparé dialéla».
Mame Sagar (Billet-SourceA)

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