Rennes éliminé à coups de canon

Les Gunners étaient bien les plus forts dans ce 8e de finale de Ligue Europa face à Rennes, dont l’avantage de 2 buts, construit à l’aller, n’a pas pesé lourd jeudi, à l’Emirates Stadium, où Arsenal se qualifie (3-0).

Le Stade Rennais aura donc été le dernier club français rescapé des Coupes d’Europe l’espace de 24 heures. L’épopée aura été superbe, débutée en septembre dernier, par une victoire dans l’anonymat d’une phase de poules sur les Tchèques de Jablonec (2-1), sous les ordres de Sabri Lamouchi, faut-il le rappeler. Jusqu’à cette irruption en phase finale, du jamais vu pour le club breton, transfiguré par l’œil nouveau de Julien Stéphan et capable de se faire un nom sur la carte de l’Europe. Pour le plus grand bonheur de ses supporters, trop longtemps sevrés de résultats et que cette campagne a révélé au moins autant que leur équipe. Jusqu’à Dublin, on peut témoigner avoir vu les fans fiers de leurs couleurs rouge et noir…

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Benjamin Idrac@bidrac15

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Mais à l’Emirates Stadium, si le peuple rennais a tenu son rôle – ils étaient 6 000 dans les tribunes – on n’a pas reconnu en revanche les coéquipiers d’Hatem Ben Arfa, pris à la gorge par des Gunners autrement plus rompus à ce genre de rendez-vous. Et qui venaient quatre jours plus tôt de dominer sur la même pelouse Manchester United, tombeur du PSG, s’il vous plaît… Un quart d’heure a suffi.

Le doublé d’Aubameyang

Le temps pour Aaron Ramsey de servir d’entrée au premier poteau un Pierre-Emerick Aubameyang forcément revanchard, après sa mauvaise prestation de l’aller, et qui déjà devance Damien Da Silva (1-0, 4e). « PEA » fait très mal aux Bretons dans ce premier quart d’heure avec ce débordement et cette passe décisive avec ce centre au second poteau pour la tête victorieuse d’Ainsley Maitland-Niles (2-0, 15e). Assorti d’un probable hors-jeu du Gabonais au départ de l’action, mais sans VAR en Ligue Europa (*), le constat s’impose, implacable pour Rennes : tout l’avantage de l’aller est déjà dilapidé.

Toute l’importance de Lacazette dans le jeu d’Arsenal – il est impliqué sur 23 buts cette saison ; 14 buts, 9 passes – s’illustre moins par cette nervosité, qui interpelle pour un joueur de retour de suspension sur ce tacle dangereux, synonyme de carton jaune (31e), que par cette capacité à se démarquer et à jouer pour ses partenaires comme sur cette remise pour la frappe de Ramsey bien captée par Koubek  (39e). A la pause, Rennes, à l’image d’un Ismaïla Sarr qui n’a joué que… sept ballons dans ces quarante premières minutes, est inexistant avec… zéro ballon touché dans la surface d’un Petr Cech tranquille comme baptiste.

A la reprise, un ballon contré par Clément Grenier, très peu en vue dans le premier acte, est enfin mis à profit par M’Baye Niang, dont la frappe en première intention trouve la base du poteau de Cech (47e). Mais c’est à peu près tout pour les visiteurs qui abdiquent pour de bon à l’approche du dernier quart d’heure sur le doublé d’Aubameyang (3-0, 72e). Comme un symbole de ce non-match, il aura fallu attendre la 88e minute pour voir Ben Arfa s’infiltrer enfin dans la surface adverse… En vain. C’est bien Arsenal qui valide son billet avec Chelsea pour un total de six formations de Premier League qualifiés en quarts de finale des Coupes d’Europe (avec Man Utd, City, Tottenham et Liverpool en Ligue des champions). De quoi faire rêver un football français, lui, rayé de la carte.

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