Syrie: à Raqqa et sur les autres fronts les jihadistes reculent

A Raqqa, capitale auto-proclamée du groupe Etat islamique, la bataille fait rage depuis le 6 juin entre une coalition kurdo-arabe soutenue par les Etats-Unis et les jihadistes. Les Forces démocratiques syriennes sont entrées par l’est et par l’ouest dans cet important fief de—l’EI, où 160000 civils sont pris au piège, selon les Nations unies. L’Onu s’attend à de nouveaux mouvements de populations, alors que la bataille à l’intérieur de la ville de Raqqa s’intensifie, mais un nouveau couloir humanitaire pour ravitailler les civils fuyant les combats devait être ouvert ce jeudi.

avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Un système de livraison de colis par voie aérienne à Qamichli, au nord-est de Raqqa, à partir de Damas existe déjà mais ce jeudi 15 juin, le chef du groupe de travail humanitaire de l’Onu pour la Syrie a annoncé l’ouverture d’un nouveau couloir. Jan Egeland a indiqué à la presse, à Genève, que des travailleurs humanitaires étaient en route depuis des jours pour ouvrir un nouveau corridor depuis Alep jusqu’à l’ouest de Qamichli.

Une petite mission de reconnaissance devait arriver dans cette région jeudi, pour baliser cet itinéraire moins onéreux que le transport de l’aide par voie aérienne. Toutefois, ce corridor servira à approvisionner les civils qui ont choisi de rejoindre les régions du nord de la Syrie échappant au contrôle de l’EI. Les dizaines de milliers de personnes qui ont fui Raqqa vers le sud restent abandonnées à leur sort.

Vue satellite de la ville de Raqqa en Syrie.GOOGLE MAPS

Les fronts des combats bougent à la faveur de l’armée syrienne

Les jihadistes reculent à Raqqa mais aussi dans le centre de la Syrie, où l’armée loyaliste avance rapidement dans les régions désertiques. L’armée syrienne et ses alliés ont repris jeudi le contrôle du champ gazier d’Arak, situé à 40 kilomètres au nord-est de Palmyre.

Cette progression s’inscrit dans le cadre d’une vaste offensive lancée en mai pour reprendre le contrôle du désert de la Badiya, d’une superficie de 90000 km2, qui s’étend du centre de la Syrie vers les frontières avec l’Irak et la Jordanie.

L’armée syrienne a déjà repris 25000 kilomètres carrés de territoire et se trouve désormais à 25 kilomètres de la ville d’al-Sokhna, dernier verrou avant la grande ville de Deir Ezzor, près de la frontière avec l’Irak. Dans cette capitale provinciale, une garnison de 7000 soldats réguliers est assiégée depuis trois ans par les jihadistes.

Rfi

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