Au lendemain des élections de mi-mandat, le président américain a limogé son ministre de la Justice. Jeff Sessions était attaqué de manière récurrente par Donald Trump pour s’être récusé dans l’enquête russe. Cette décision de la Maison Blanche a immédiatement tendu les relations avec le camp démocrate qui a remporté la majorité à la Chambre des représentants.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet

Comme toujours, le président américain a pris tout le monde de court et impose son tempo sur la vie politique. Le limogeage de Jeff Sessions a immédiatement changé le ton des échanges entre la nouvelle majorité démocrate de la Chambre et la Maison Blanche.

« Il est impossible de voir dans le limogeage du ministre de la Justice autre chose qu’une nouvelle tentative flagrante de mettre un terme à l’enquête du procureur Mueller » a réagi Nancy Pelosi avant d’appeler au vote immédiat d’une loi pour protéger « la capacité du procureur à déterminer les faits ».

La veille, après la victoire de son camp à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi avait évoqué la nécessité d’unité. « Les Américains en ont assez des divisions » avait-elle lancé. Le président avait lui aussi souligné son intention de travailler en bonne entente avec les démocrates.

S’il est brutal, le départ de  Jeff Sessions n’est pas une surprise. Le ministre de la Justice était constamment conspué par le président pour s’être récusé dans l’enquête sur les ingérences russes. Donald Trump a annoncé qu’il serait pour l’instant remplacé par Matthew Whitacker, l’actuel chef de cabinet du ministre. Il avait écrit un éditorial dans lequel il estimait que l’enquête du procureur Mueller allait trop loin.

Rfi.fr

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