Les Etats-Unis ont formellement confirmé ce vendredi le rétablissement lundi 5 novembre de toutes « les sanctions levées dans le cadre de l’accord sur nucléaire iranien » de 2015, dont Donald Trump s’est retiré. Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations. Dans une déclaration commune, l’UE, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni «regrettent» cette décision.

Les sanctions que Washington entend rétablir à partir de lundi concerneront les secteurs de l’énergie, de la construction navale et de la navigation, et du secteur bancaire. « Afin de maximiser les effets de la campagne de pression du président (Donald Trump), nous avons travaillé de près avec d’autres pays pour réduire au maximum les exportations de pétrole iranien », a déclaré ce vendredi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo.

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d’importer du pétrole iranien, « mais seulement parce qu’ils ont déjà réduit de manière significative leurs importations de pétrole brut et ont coopéré sur bien d’autres fronts et ont avancé de manière importante vers l’arrêt définitif de ces importations de pétrole brut », a expliqué Mike Pompeo.

Parmi ces pays, dont la liste sera publiée lundi, aucun ne fait partie de l’Union européenne, a déjà précisé le chef de la diplomatie européenne. La Turquie, en revanche, devrait en faire partie. C’est du moins ce qu’a déclaré le ministre turc de l’Energie Fatih Dönmez, cité par l’agence étatique Anadolu. « Nous n’avons pas encore reçu les détails », a-t-il ajouté. La Corée du Sud, l’Inde, voire la Chine pourraient également figurer parmi ces Etats qui bénéficieront d’exemptions. Pour prouver la fermeté du gouvernement républicain, Mike Pompeo a affirmé que la précédente administration démocrate de Barack Obama avait octroyé des dérogations à 20 pays.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a par ailleurs indiqué que 700 personnes ou entités allaient être ajoutées à la liste noire américaine : 400 qui en avaient été retirées après l’accord de 2015, et 300 supplémentaires. Les Etats-Unis souhaitent aussi couper les institutions financières iraniennes frappées par des sanctions du circuit bancaire international Swift, hormis pour les « transactions humanitaires », a indiqué Steven Mnuchin. Leur liste sera également publiée lundi.

L’UE, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni «regrettent» cette décision

Dans une déclaration commune, L’Union européenne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent cette décision de Washington de rétablir des sanctions contre l’Iran. Ils réaffirment leur objectif de protéger les acteurs économiques européens « engagés dans des échanges commerciaux légitimes avec l’Iran » et restent engagés dans la mise en oeuvre de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien et attendent de Téhéran un « rôle constructif ».

(Avec AFP)

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