InternationalRDC: les violations des droits humains restent très élevées en 2019,...

RDC: les violations des droits humains restent très élevées en 2019, selon l’ONU

Date:

Partager :

- Advertisement -

En République démocratique du Congo (RDC), depuis les élections, le nombre de violations des droits de l’homme reste encore très élevé. Au mois de janvier 2019, l’ONU a documenté au moins 574 violations, pour l’essentiel imputables aux forces de sécurité.

Les agents de l’Etat sont plus que jamais pointés du doigt en ce mois de janvier. Ils sont même responsables selon l’ONU d’au moins 73% des exactions comptabilisées sur tout le territoire national, contre 53% en décembre. A noter le nombre très élevé d’exécutions extrajudiciaires : au moins 47 dont 7 femmes, soit plus d’une par jour.

Au total, l’ONU relève 574 violations, soit plus qu’en novembre ou décembre 2018, et sur ces 574, un bon tiers sont des violations à caractère politique. Au moins une cinquantaine de personnes, pour l’essentiel des militants des droits de l’homme et des journalistes, ont fait l’objet de menaces ou d’attaques et ils ont eu besoin, dans les quatre semaines qui ont suivi les élections, de mesures de protection des Nations unies.

Félix Tshisekedi attendu sur la question des droits de l’homme

Ces chiffres tranchent encore avec les annonces et promesses du nouveau président. Mais il faut dire que Félix Tshisekedi n’a été investi qu’en toute fin de mois, le 24 janvier. Il est donc trop tôt pour voir un effet de son investiture sur ces chiffres. Surtout que jusqu’ici, il n’a fait qu’un changement dans l’encadrement des services de sécurité, en nommant un nouveau patron à la direction générale des migrations.

Pour le mois de février, il faut encore attendre, mais l’ONU note déjà, à défaut d’une inversion des tendances, que sur deux incidents majeurs, des mesures correctives ont été prises avec plus de célérité qu’à l’accoutumée.

Illustration à Lubumbashi, où la cour d’appel a condamné 11 policiers à des peines allant de 6 mois à la peine capitale, suite à la violente répression d’une manifestation d’étudiants le 27 janvier dernier. Pour Jean-Mobert Nsenga, activiste congolais et chercheur à Amnesty, malgré ces condamnations, il y a encore à faire dans la lutte contre l’impunité puisque sur les 4 officiers supérieurs impliqués, un a été condamné à 12 mois avec sursis, deux autres ont été acquittés et le quatrième serait toujours en fuite.

Rfi

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Jaxaay : interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs sur une fille de 13 ans

Le Commissariat d’arrondissement de Jaxaay a procédé à l’interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs...

PASTEF dénonce l’annulation de l’autorisation de sa journée de lancement à Ndiaganiao : le ministre de l’intérieur interpellé

L’autorité administrative a annulé l’autorisation précédemment accordée à la section communale de PASTEF-Les Patriotes de Ndiaganiao pour l’organisation...

Arrêté par la Dic pour avoir détourné plus d’un milliard de F Cfa : un comptable étranger invoque son train de vie élevé

Dans le cadre de ses fonctions de comptable, un ressortissant étranger a été interpellé par la Division des...

Activité de vente des cartes de membres de Pastef à Ndiaganiao : encore un coup dur pour Sonko et Cie  

Le lancement de la vente des cartes de membre de PASTEF Les Patriotes, initialement le 5 septembre prochain...