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Barth’ : “je n’ai tiré qu’avec un 9 mm. C’est une arme qui n’est pas fatale au-delà de 50 mètres»

Le maire de Mermoz-Sacré-coeur n’a pas dérogé à son moyen de défense. Lequel consiste à nier, systématiquement, être l’auteur de la balle qui a eu raison de Ndiaga Diouf, l’un des nervis qui avaient pris d’assaut les locaux de sa Municipalité, un certain décembre 2011. En effet, face au juge, Barthélemy Dias,  poursuivi pour les délits de coup mortel, Cbv, détention d’arme sans autorisation administrative, a dit au juge que sa vie ne tenait plus qu’à un fil.

Et au sujet de la bagarre, qui, dit-il, a duré pendant une mi-temps d’un match de football, le responsable du Parti socialiste explique à la barre : «j’avais la certitude que c’est ma personne qui était visée. Les éléments, qui avaient effectué une descente dans les locaux de la Mairie étaient encagoulés. Pis, certains parmi eux étaient munis de ceinturons. Et j’avais constaté qu’ils avaient des armes. Alors, ce jour-là, je n’avais confiance qu’en moi-même».

Le Commissaire, lui-même, savait qu’il était en danger

Poursuivant, Barthélemy Dias de dire au juge : «lors de mes échanges avec le Commissaire, certains nervis ont donné l’air de vouloir marcher sur moi. A ce moment-là, j’avais le sentiment que le Commissaire ne pouvait plus contrôler la situation. Et que tout laissait croire qu’une main étrangère qui semblait être au-dessus du Commissaire tirait les ficelles. Et les nervis semblaient répondre d’une autorité plus forte que le Commissaire”.

D’ailleurs, indique le maire socialiste, “le Commissaire, lui-même, savait qu’il était en danger comme moi. A ce moment précis, j’étais là en train de penser à ma vie et pas à autre chose».

A tous ceux qui lui prêtent des attributs de tueur, Barthélemy Dias rétorque : «je n’ai pas pointé mon arme sur des individus, encore moins tiré sur eux. Mais j’ai plutôt visé les pneus de leurs Pick-up. J’ai dégainé mes armes, lorsqu’à un certain moment, j’ai remarqué que le commissaire n’avait aucune emprise sur les assaillants.

Tout ce que j’ai fait, c’est répliquer au premier coup de feu qui a été tiré par je ne sais pas qui. Je détenais par devers moi un pistolet et une arme factice qui ne pouvait pas faire de victime. Je n’ai tiré qu’avec un 9 mm. C’est une arme qui n’est pas fatale au-delà de 50 mètres».

Ngoya Ndiaye (Actusen.com)

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