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Référendum en Mauritanie: la CDN, seul parti qui appelle à voter «non»

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Dans une semaine a lieu le référendum constitutionnel contesté prévu le 5 août en Mauritanie. La révision proposée comporte notamment la suppression du Sénat et de la Haute Cour de justice ainsi qu’un changement de drapeau. Une campagne fortement polarisée. Du côté du « oui », la majorité présidentielle et les quelques partis de l’opposition dite « dialoguiste ».

Le 2e pole n’est paradoxalement pas celui du « non » mais celui des partisans du boycott. Les principaux partis d’opposition, (réunis au sein du G8), appellent en effet à ne pas participer au référendum qu’ils jugent anticonstitutionnel, puisque les sénateurs s’étaient prononcés contre. Un seul parti, la Convergence démocratique nationale de l’ancien ministre de la Justice maître Mahfoudh ould Bettah, a choisi le « non ».

La CDN est membre de la coalition de l’opposition dite radicale, dont les partis ont massivement opté pour le boycott.

Même s’il considère comme eux la convocation au référendum anticonstitutionnelle, Mahfoudh ould Bettah a préféré cette fois participer. « A l’occasion de l’élection présidentielle passée, les législatives de 2013, le boycott n’a pas été massif et nous nous sommes retrouvés devant le fait accompli : un pouvoir qui s’impose de nouveau, qui prétend tirer sa légitimité des urnes, et qui continue de n’en faire qu’à sa tête. Nous, nous pensons qu’il faut donner au peuple mauritanien la possibilité de s’exprimer, et c’est d’autant plus vrai en ce qui concerne ce referendum, nous pensons que le peuple va aller voter massivement. Autre argument, pour la participation, nous pensons qu’en laissant le pouvoir seul en face des urnes il se donnera le résultat qu’il juge utile à sa cause, une participation massive et un taux d’approbation aussi massif. Mais notre présence est déjà d’une certaine importance quant à la possibilité de limiter la volonté du pouvoir de frauder jusqu’au bout. »

Empêché de manifester samedi à Nouakchott, ould Bettah dénonce l’omniprésence du camp du « oui » dans la campagne. Sur le plan des médias publiques, la CDN est prévue dans le temps d’antenne attribué par la haute autorité de la presse et de l’audiovisuel aux participants au scrutin, contrairement aux boycotteurs. Mais la couverture est loin d’être égale pour autant affirme-t-il.

« Nous avons une minute à la télévision et une minute et demie à la radio par jour. Nous sommes le parti du « non », face à nous le parti du « oui », composé d’une centaine de partis politiques et chacun d’eux a donc la même minute. Donc on est à un contre cent. »

L’avocat affirme aussi avoir été empêché de tenir plusieurs meetings lors de sa tournée à l’intérieur le pays.

Avec Rfi.fr

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