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Afrique du Sud: la tension monte d’un cran autour du président Jacob Zuma

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En Afrique du Sud, la tension monte alors que les députés doivent examiner ce mardi 8 août une nouvelle motion de défiance contre le président Jacob Zuma. Celle-ci a été présentée dès le mois de mars par l’opposition qui demande cette fois un vote à bulletin secret, dans l’espoir de rallier le vote de députés dissidents de l’ANC.

L’affaire a ensuite été portée devant la Cour constitutionnelle, qui a annoncé fin juin que le vote peut bien se faire à bulletin secret, même si la décision finale revient à la présidente de l’Assemblée, Baleka Mbete. A la veille du vote, celle-ci n’a pourtant toujours pas rendu sa décision alors que de grandes manifestations sont prévues ce lundi et mardi dans le pays.

Le silence de la présidente de l’Assemblée nationale sème le trouble en Afrique du Sud. Certains soupçonnent Baleka Mbete de vouloir gagner du temps et d’attendre la toute dernière minute pour annoncer que le vote de la motion de défiance ne se fera pas à bulletin secret. Une manière, peut-être, pour la présidente du Parlement d’esquiver les critiques et d’éviter un ultime recours en justice de l’opposition.

En attendant, chacun a pris position. Le chef du groupe ANC au Parlement a répété qu’il est « impensable » que les députés de la majorité votent contre Jacob Zuma. « Cela déboucherait sur une crise sans précédent », a-t-il mis en garde. L’ANC a déjà pris des mesures disciplinaires contre une députée qui avait exprimé publiquement son soutien à un vote à bulletin secret.

Allié historique de l’ANC, le Parti communiste sud-africain a lui aussi demandé à ses 17 députés de rejeter la motion de défiance afin de ne pas sanctionner le gouvernement dans son ensemble. Mais des discussions doivent être ouvertes sur l’avenir de Jacob Zuma.

Quant à la centrale syndicale Cosatu, elle appelle ses membres à se joindre aux manifestations prévues lundi et mardi au Cap et à Johannesburg pour demander le départ de Jacob Zuma aux côtés de l’opposition.

Le parti majoritaire compte 249 élus sur 400 au Parlement. Il faudrait donc qu’au moins 50 d’entre eux fassent défection pour que le vote bascule.

Avec Rfi.fr

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