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Migrations: Calais attend de pied ferme le président Macron

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La ville symbolise la crise migratoire en Europe. Emmanuel Macron se rend, ce mardi 16 janvier 2018, à Calais dans le nord de France. Il y a un peu plus d’un an, la « jungle » s’y élevait encore. Un immense bidonville qui abritait dans des conditions très précaires des milliers de migrants. Le chef de l’Etat vient défendre sa politique migratoire. Il rencontrera aussi des chefs d’entreprise et l’équipe municipale.

Le Touquet, où le couple Macron détient une propriété, n’est pas loin de là. C’est donc presque en voisin que le président français est attendu à Calais ce mardi. Un voisin sur lequel on peut compter pour dynamiser la région.

Natacha Bouchart, maire de Calais, a rencontré en amont les trois ministres qui accompagnent Emmanuel Macron : Gérard Darmanin pour les Comptes publics, Nicole Belloubet pour la Justice, et surtout Gérard Collomb à l’Intérieur.

Elle défend avec force le projet de loi sur l’immigration et l’asile à venir du ministre de l’Intérieur. Car la ville souffre, notamment de son image. A Dieppe, ville voisine, les barbelés pullulent pour éviter un « nouveau Calais ».

Revoir les accords du Touquet

Nicolas Langlois, maire de Dieppe, rappelle que « les Anglais participent à la sécurisation » sur toute la côte. « Pour la gare transmanche à Dieppe, je crois qu’il y a un million d’euros de travaux qui sont financés par les Anglais. »

Pour Dominique, retraitée dieppoise, les Anglais doivent honorer les accords du Touquet : « Ils nous donnaient énormément d’argent. S’ils veulent qu’on continue à maintenir les migrants chez nous, il faut qu’ils continuent à payer. »

Sauf que les barrières ne suffisent plus, c’est la maire de Calais qui le dit : « Il faut renégocier les accords du Touquet. On ne peut pas se contenter d’un gouvernement britannique qui nous accompagne simplement sur sa sécurité. »

Les beaux jours reviennent

Ce qu’elle va demander au chef de l’Etat, ce sont des compensations pour le préjudice subi par Calais. Donnant-donnant : un centre d’expérimentation modèle du nouveau projet de loi immigration, en échange d’un appui financier.

Natacha Bouchart évoque la solidarité nationale. Un peu plus de quinze mois après le démantèlement de la « jungle », les associations dénombrent 600 à 700 migrants en ville, mais avec les beaux jours d’autres pourraient arriver.

La maire a donc une longue liste de réclamations à soumettre à Emmanuel Macron : plus de moyens matériels et juridiques pour les forces de l’ordre, un nouveau commissariat central dans le cadre du plan police 2018-2020…

Calais veut un pôle équestre

Elle réclame aussi un retour du délit de séjour irrégulier dans la zone frontalière et des condamnations pour celles et ceux qu’elle qualifie d’activistes, les volontaires des associations qu’elle accuse d’être complices des passeurs.

Ce qui manque surtout, depuis la fin de la « jungle », ce sont les emplois et les touristes. Les Anglais ne sont pas revenus redorer l’image de la ville. La mairie demande l’appui de l’Etat pour financer notamment un grand pôle équestre.

Mais le président ira bien sûr dans un centre d’accueil et d’examen des situations des migrants, le fameux « centre de tri » dénoncé par les associations. Plusieurs d’entre elles ont décliné le rendez-vous avec le président.

Rfi.fr

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