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Sur les 6 ans du Président Macky Sall : La Croissance, en attendant le Développement

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La croissance du Produit intérieur brut (Pib) n’est pas le Développement. Cependant, l’amélioration soutenue de la croissance du Pib dans la durée (au moins sur 7 années successives), est le point du Développement. Pour que nous en arrivions au stade de Développement, il nous faudra, ensemble, traduire nos points de croissance du PIB, en création d’emplois. Et c’est tout le challenge qui se pose devant nous, après trois ans de mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent. Jusqu’ici, notre croissance du Pib, est très intensive en Capital mais reste très pauvre en création d’emplois.

Une autre contrainte que le gouvernement semble prendre aussi en compte, c’est le secteur financier, à qui revient à financer l’activité économique et qui est plus dans une logique financière que dans une logique économique. C’est ce qui explique pourquoi, le gouvernement est au four (le financement des grands travaux) et au moulin (le financement de l’entreprenariat). C’est toute la conséquence pour un pays, de voir son secteur financier, dominé pour l’essentiel par les capitaux étrangers et transnationaux.

Oui, l’économie sénégalaise est dans une trajectoire intéressante, si et seulement si, des correctifs et des réajustements nécessaires seront apportés à la dynamique. A cet effet, l’attention du gouvernement est attirée, à ne pas se tromper d’angle d’approche pour lutter efficacement contre la pauvreté et les disparités. Il est attendu des politiques publiques, de ne pas mettre trop l’accent sur la politique de gestion de la demande (politiques fiscales et budgétaires) mais de mettre les bouchées doubles sur les politiques de l’offre et de la demande (production, transformation, consommation et exportation).

Car, le modèle keynésien de gestion de la demande (fiscalité et budget), n’est viable que pour une économie qui a suffisamment produit.  Ce modèle, très fortement appliquée à notre économie, permet seulement d’atteindre un taux de croissance (qui est un indicateur purement économique) positif parce qu’elle restaure les grands équilibres, maitrise l’inflation mais ne génère pas encore le Développement. Parce que le déterminant de la répartition de la richesse, ce n’est pas le taux de croissance, c’est plutôt la structure économique.

‘’Dans l’absolu, la croissance creuse les inégalités’’

D’un point de vue purement économique, la croissance creuse les inégalités sociales dans l’absolu et à court terme. Mais, à moyen et long terme, le fort d’un taux de croissance positive sur une longue période, est de réduire les inégalités, après que les riches auront fini d’épargner assez ; les entreprises en dégageant du bénéfice et que riches comme entreprises réinjectent une bonne partie de leurs épargnes dans l’économie sous forme d’investissement pour tirer la croissance vers le bas. Ainsi soit-il. Parce qu’il est de la vie comme il est d l’économie. Point de rupture.

Et c’est là où le gouvernement gagnerait à travailler sur sa pédagogie du discours, sur son management contre la résistance au changement. En s’inscrivant dans une perspective économique dont les impacts ne se sentiront qu’à long terme, à court et moyen terme, il vous faudra faire beaucoup et sans cesse, dans la pédagogie, dans la communication et dans la recherche de large consensus sur Tout. Afin que chacun puisse comprendre et accepter ce qui est attendu de lui en termes d’efforts et ce qu’il est en droit d’attendre en retour. Pour qu’ensemble, nous traversions cette période intermédiaire et indispensable à toute économie qui veut changer complétement de cap et de paradigme. Pour que nous construisions une relation de confiance et de compréhension entre les différents acteurs du développement de notre pays et faire du PSE, un Projet National, évolutif que les populations elles-mêmes réajustent au fur et à mesure des besoins locaux de développement.

Les malentendus et les incompréhensions entre le gouvernement et les syndicats de l’Education, de la Santé et du Sytjust, en est la parfaite illustration de cette crise de confiance entre acteurs. Pour éviter que notre pays s’enlise encore dans une impasse, nul doute que le Président Macky Sall, dans sa volonté, surtout morale ; son sens du don de soi, sa capacité d’élévation et sa ténacité inébranlable face aux défis, trouvera une issue heureuse à la crise, pour circonscrire le coût économique de cette perturbation sociale.

Siré SY

 

 

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