L’armée syrienne a repris, lundi 21 mai, le dernier bastion du groupe jihadiste Etat islamique à Damas. Pour la première fois depuis le début de la guerre, en 2011, il n’y a plus aucune présence rebelle ou jihadiste dans la capitale et la province éponyme. Ultime assaut ou évacuation de combattants et de civils ? Que s’est-il réellement passé ?
Quelques heures plus tôt, une opération d’évacuation a été organisée, à la faveur d’une trêve provisoire décrétée par l’armée loyaliste. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) parle de 1 600 combattants et membres de leurs familles, évacués vers le désert de la Badia, à l’est de Damas. Le gouvernement syrien affirme que seuls des femmes, des enfants et des personnes âgées ont été autorisés à partir, pour des raisons humanitaires.
Il n’y a plus de présence islamiste à Damas
Seule la province d’Idleb, au nord, une partie de Hama, au centre, et de larges portions de Deraa, au sud, restent sous le contrôle de groupes rebelles ou jihadistes. Le nord d’Alep est sous contrôle de l’armée turque, alors que le nord-est du pays, y compris les villes de Raqqa et de Hassaké, sont sous contrôle kurde. Les Kurdes sont également présents à l’est de l’Euphrate, ou sont déployés à leur côté des centaines de militaires des forces spéciales françaises et américaines, face aux dernières poches du groupe Etat islamique.
Rfi.fr