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2nd mandat de Macky Sall : Les attentes des femmes de la diaspora 

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Face aux multiples obstacles qu’elles rencontrent sur le marché du travail, certaines femmes sénégalaises sont allées tenter leur chance à l’étranger. Toutefois, dans leurs pays d’accueil, elles sont parfois confrontées à d’énormes difficultés et se sentent abandonnées par les autorités de leur pays d’origine.  A cet effet, elles sollicitent le soutien et l’assistance de l’Etat sénégalais.
Le Sénégal est, par tradition, un pays de migration. Présents dans tous les continents, les Sénégalais ont toujours voyagé à la recherche d’un nouvel eldorado. Officiellement, le nombre de Sénégalais établis à l’étranger est estimé à plus de 533.000, selon des statistiques datées de 2013.  Parmi ces Sénégalais de la diaspora, 49,7 % vivent en Europe contre 47% en Afrique et 3 % en Amérique du Nord. La plupart d’entre eux sont des femmes qui ont préféré résider dans ces pays pour de multiples raisons: travail, étude ou regroupement familiale. Si certaines s’en sortent facilement, d’autres sont confrontées au quotidien à de multiples problèmes.
« L’Etat français se soucie plus de leur sort que l’Etat sénégalais »
Anta Niaye, 31 ans, a effectué ses études universitaires en France. La première difficulté à laquelle elle était confrontée c’était à l’adaptation. « Les modes de vie ne sont pas pareils. En tant qu’ancienne étudiante j’ai été confrontée à des difficultés d’ordre financier. Je parvenais difficilement à payer la location, les factures, les abonnements, le transport, la bourse. C’était trop difficile.», dit-elle. Notre interlocutrice de poursuivre : «Ce n’est pas évident surtout pour les étudiantes sénégalaises qui n’étaient pas boursières. Car l’Etat sénégalais n’octroyait pas automatiquement les bourses aux étudiants sénégalais. Il faut faire une demande si tu n’as pas une bourse d’excellence. Encore que cette demande peut être acceptée comme rejetée. Dans ce dernier cas, tu es obligé de vivre avec tes propres moyens. En 2015, l’aide s’élevait à 298 euros à peu près 130 mille francs CFA, la bourse entière tournait autour de 290 euros. On était obligé d’avoir une activité en parallèle pour pouvoir nous en sortir ».
Face à cette situation, cette ancienne étudiante aujourd’hui Agent de la fonction publique au Sénégal, invite le prochain régime de Macky Sall à être plus sensible face à la situation de étudiants sénégalais en général. « L’Etat devrait mettre en place un système qui puisse venir en aide aux étudiants en général et étudiantes en particulier qui ont fait l’effort d’aller poursuivre leurs études à l’extérieur. Pourquoi ne pas octroyer une aide à tous les étudiants ? Pratiquement, 90% des étudiants qui sont là bas allient leurs études au travail pour s’en sortir. L’Etat doit faire des efforts en ce qui concerne l’aide qu’il octroie aux étudiants et surtout augmenter le montant. », sollicite Anta Ndiaye.
Cette dernière regrette le fait que l’Etat français se soucie plus de leur sort que l’Etat sénégalais. « On ne sent pas trop l’implication de l’Etat du Sénégal dans notre cursus », s’est-elle désolée. « Heureusement, le gouvernement français nous soutient, surtout avec les aides au logement dans les résidences universitaires. Parfois aussi quand tu as des problèmes concrets, tu peux introduire des demandes auprès des assistantes sociales, pour bénéficier de leur aide». Elle pense que l’Etat a l’obligation de soutenir ses compatriotes.
« l’Etat doit être plus regardant face à la situation précaire des sénégalais de la diaspora »
Un avis largement partagé par Yaye Amy Diop. Cette dernière ne cache son amertume face au laxisme de l’Etat du Sénégal par rapport à la diaspora. Ancienne élue dans une ville de 85000 habitants, cette franco-sénégalaise qui a résidé pendant 26 ans au pays de Marianne, affirme se battre pour ceux qui vivent dans la pauvreté. Sensible à la situation des populations qui ne parviennent pas à se soigner normalement et à faire profiter de leurs enfants d’une bonne éducation avec gratuité, elle dit ne rien attendre du 2e quinquennat de Macky Sall. Visiblement insatisfaite du premier quinquennat de celui-ci, ce cadre dans le secteur privé pense que l’Etat doit être plus regardant face à la situation précaire des sénégalais de la diaspora qui s’accentue quotidiennement. Même si visiblement elle n’est pas confrontée à des difficultés comme certaines de ces compatriotes, elle aimerait que l’Etat appuie les sénégalais qui espèrent un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants.
Maguette Ndao (Actusen.sn)
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