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Outrage à agent dans l’exercice de ses fonction : Pr Moussa Seydi pardonne son agresseur

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C’est un prévenu qui s’est confondu en regrets qui a comparu ce matin, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Amadou Ngom Gueye, puisque c’est de lui dont il  s’agit, est l’individu qui est accusé d’avoir tenu des propos outrageants, à l’endroit du professeur Seydi. Ce dernier, vaillant soldat en première ligne face à la lutte contre le virus de la COVID-19 a eu la malchance d’encaisser les foudres d’Amadou Ngom Gueye, lors d’un enterrement d’un de ses proches. 

Face au juge des flagrants délits, le mis en cause reconnaît les faits et déclare : « Je regrette mon attitude à l’égard du professeur Seydi. Je lui  présente mes excuse. Je n’ai jamais eu l’intention de mettre sa vie en danger. Je suis allé vers lui parce qu’il n’est pas n’importe qui dans la gestion du Coronavirus. Et Je ne lui reproche rien. Je voulais juste des renseignements scientifiques. Pour savoir est ce qu’un corps sans vie infecté de la Covid-19 est contaminant. Il n’a pas  voulu me répondre. On était à l’arrêt sur la chaussée. J’ai insisté. Il est parti. Je l’ai poursuivi. Il y’a eu des échanges entre nous. Je l’ ai ainsi traité de lâche et de fuyard, à cause de  son comportement ». Poursuivant sa narration il précise : « Je voulais des arguments scientifiques concernant des personnes mortes de la  Covid-19 à l’étranger. Car j’ai un amis décédé en France. Je regrette l’avoir traité de criminelle ». 

Le professeur Moussa Seydi pardonne son agresseur en se désistant de son action pénale 

N’ayant pas comparu, le professeur Seydi qui éprouve de la compassion à l’endroit du prévenu a selon son conseil Me Bamba Cissé, décidé d’accord son pardon à celui-ci. La partie civile ne veut en aucun cas que son agresseur, qui de surcroît est ingénieur en mécanique en France,  soit condamné d’autant plus qu’il a reconnu les faits et s’est amendé. « Moussa Seydi est un scientifique. Il ne s’intéresse pas à la politique. Il est  particulièrement stressant d’être au chevet des patients atteints du coronavirus. C’est un héros. Il n’a pas  voulu la détention de ce monsieur. Mais il veut juste que cela ne se reproduis plus. Il est au devant de la scène. Le mis en cause a demandé pardon. Nous lui avons pardonné », a relevé Me Bamba Cissé, qui a brandi une lettre de désistement signée par son client.

Le ministère public requiert 6 mois de prison ferme

Le parquet,  à la suite du conseil de la partie civile, a requis 6 mois ferme à l’encontre du mis en cause. Selon la représente du ministère public, ce n’était ni le moment ni l’endroit, pour engager ce genre de discussion avec le professeur Seydi.

La défense a pour sa part sollicité une application bienveillante de la loi pénale pour le prévenu. «  C’est un malheureux incident. Le prévenu est bien éduqué. Il était au cimetière pour se recueillir sur les tombes de ses proches. Il a été en colère. Il était venu au Sénégal pour passer la fête de Tabaski avec sa famille. Il a compris la leçon », a plaidé l’un de ses conseils, en l’occurrence Me Baba Diop. 

Au terme des plaidoiries, le tribunal des flagrants délits de Dakar a disqualifié  les faits d’outrage  à agent dans l’exercice de ses fonctions en injures publiques et le chef de mise en danger   à violence et voie de fait. Le tribunal a ainsi déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à 6 mois avec sursis.

Maguette Ndao (Actusen.sn)

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