ActualitéMort d'Idriss Déby : les Tchadiens de la diaspora espèrent un...

Mort d’Idriss Déby : les Tchadiens de la diaspora espèrent un avènement démocratique

Date:

Partager :

- Advertisement -

À Paris, plusieurs dizaines de Tchadiens, des jeunes et des opposants en exil, se sont rassemblés dans l’après-midi de ce mardi aux abords de l’ambassade du Tchad, dans le XVIe arrondissement, sous la supervision d’une importante force de police qui les a empêchés de s’approcher du bâtiment.

La lourde porte en bois de l’ambassade est bien fermée, les policiers déployés, quelques militants arrivent, puis un groupe de jeunes : drapeau, pétards, fumigènes… La plupart n’ont connu qu’Idriss Déby comme président du Tchad. Ce mardi, ils oscillent entre l’espoir d’une nouvelle page pour le Tchad après le décès d’Idriss Déby, et la crainte d’un embrasement de la situation, en raison principalement de la prise de pouvoir des militaires, qu’ils qualifient d’anti-constitutionnelle.

Plus vieux, le militant Mahamat Saleh Daoud espère enfin une transition vers un pouvoir civil. « On a une institution, on a une société civile, on a des partis politiques, il est temps que des partenaires du Tchad comme la France réfléchissent et travaillent avec la société civile plutôt que de privilégier un militaire ou un fils de Déby pour une succession»

Le rôle de la communauté internationale, de la France en particulier, est souligné. En exil à Paris depuis 2013, le blogueur Makaila Nguebla espère une nouvelle approche. « Paris doit reconsidérer toute son approche, toutes ses analyses et miser sur d’autres hommes capables de lui apporter l’aide nécessaire. On ne peut pas dissocier la politique française de cette situation et nous souhaitons vivement que la France nous écoute. »

La France est face à ses responsabilités pour ces membres de la diaspora. Mais Abakar Moussa, militant du parti les Transformateurs à Paris, souligne que ce sont avant tout les Tchadiens qui doivent combattre pour la démocratie. « On a été attentistes et spectateurs, on n’a pas pris notre destin en main, raison pour laquelle on n’a pas réussi à faire asseoir cette vraie démocratie. Donc c’est aux Tchadiens de se rendre compte que ce n’est pas fini. Pour moi, tout commence maintenant»

Les militants présents reconnaissent néanmoins que la mainmise des militaires place la société civile dans une position difficile.

Rfi.fr

 

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Kédougou : un individu arrêté pour trafic international de produits psychotropes et exercice illégal de la profession de pharmacien

La Brigade régionale des Stupéfiants (BRS) de Kédougou a procédé à l’interpellation de deux individus pour association de...

Maouloud 2026 : le ministre Idrissa Samb renforce son engagement en faveur de la formation des talibés

En prélude à la célébration du Maouloud 2026, Idrissa Samb, Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle...

Élections locales 2027 : la Cour suprême fixe une audience sur la date du scrutin

Le contentieux autour de la tenue des prochaines élections départementales et municipales connaît un nouveau développement. Saisie en...

Bignona : trois personnes interpellées pour association de malfaiteurs et trafic de chanvre indien

Les éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de Bignona ont interpellé et conduit trois (03) individus...