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Accusés de viol collectif sur une mineure de 15 ans : quatre amis risquent 10 ans de réclusion criminelle

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Le maître des poursuites a requis, ce mercredi, contre Mamadou Niang, Birane Niang, Ousseynou Gassama, Alioune Wade dit Pape Wade une peine de réclusion criminelle de 10 ans. Accusés de viol collectif sur la jeune fille B. Ndir, ils faisaient face au juge de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye.  

Jugés le 7 avril pour viol collectif sur une déficiente mentale, détournement de mineure et pédophilie, Mamadou Niang, Birane Niang, Ousseynou Gassama, Alioune Wade dit Pape Wade sont dans le dernier tournant de cette procédure qui leur a valu 3 ans de détention préventives. L’affaire a été renvoyée ce jour-là pour vérification de certains éléments du dossier suite à la posture de la partie civile B. Ndir qui est aujourd’hui âgée de 18 ans. En effet, celle-ci qui avait formellement pointé du doigt son petit ami Mamadou Niang et ses amis de l’avoir violé, était revenue sur ses déclarations à la barre. Elle avait corroboré les déclarations de son ancien copain qui soutenait avoir entretenu avec elle une relation sexuelle consentante.

Encore une fois ce mercredi, devant les juges de la Chambre Criminelle du tribunal de grande Instance de Pikine/Guédiawaye, elle a maintenu ses propos. Mariée et présentement élève dans une école coranique, elle renseigne qu’une fille est née de cette relation avec Mamadou Niang. «Notre fille a été baptisée et elle porte mon nom de famille. Je connais Mamadou Niang mais pas les autres. Il était mon copain depuis 2019. J’ai 18 ans actuellement. Mais à l’époque j’avais 15 ans. Nos maisons sont séparées par une ruelle. On a eu à coucher à plusieurs reprises lorsqu’on se fréquentait dans la maison de l’un de ses amis», a-t-elle confié.

Pour apporter des précisions sur les contradictions notées dans ses déclarations tout au long de la procédure, B. Ndir déclare : «J’ai tout simplement confirmé les déclarations que Mamadou Niang a faites devant le magistrat instructeur. J’ai déclaré qu’ils ont entretenu des rapports sexuels avec moi alors que ce n’était pas avéré». En outre, elle affirme être sincèrement souffrir de troubles mentaux. D’ailleurs elle soutient suivre ses traitements à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. «Il m’arrive parfois de parler toute seule», a-t-elle ajouté. Quant aux comparants, ils ont maintenu leurs déclarations tenues lors de l’audience du 7 avril dernier.

Pour rappel, Âgée à l’époque des faits de 15 ans, Bineta Ndir avait fait la connaissance de son petit ami Mamadou Niang, à Thiaroye sur Mer, quartier où elle réside. Les tourtereaux qui se donnaient rendez-vous chez les amis de Mamadou Niang ont eu à entretenir des rapports sexuels. Au bout de quelques temps, la mineure Bineta Ndir qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales, selon ses proches, a contracté une grossesse. Elle informe à sa tutrice qu’elle ignore l’identité de l’auteur de sa grossesse. Elle renseigne par la même occasion que son petit ami n’était pas son unique partenaire sexuel.

A l’en croire, son amoureux la forçait à coucher avec ses amis en l’occurrence Birane Niang, Ousseynou Gassama, Alioune Wade dit Pape Wade. Bouche bée suite à cette confession renversante, son homonyme dépose une plainte à la gendarmerie, muni d’un certificat médical qui révèle un état de grossesse et une infection.

À l’enquête, les mis en cause reconnaissent tous avoir entretenu des relations sexuelles avec Bineta Ndir. Tous avaient déclaré qu’elle était consentante.

Le parquet requiert 10 ans de réclusion criminelle contre les accusés. À l’exception de Seydina Fall, pour qui le maître des poursuites a requis la relaxe au bénéfice du doute, les autres encourent une peine de 10 ans de réclusion criminelle sans possibilité de réduction de peine, pour le délit de viol collectif. La plaignante s’est-elle désistée de son action. Elle n’a rien réclamé aux comparants. De leur côté les avocats de la défense ont sollicité la relaxe de leurs clients qui ont été disculpés par la principale concernée. L’affaire mise en délibéré, la Chambre rendra sa décision le 7 juin prochain.

Adja Khoudia THIAM (Actusen.sn)

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