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Tribunal de Dakar : deux étrangers condamnés pour avoir volé un couvercle de canal d’évacuation

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En pleine hivernage, Sylvestre Maboute et  Alfred Simandigni Diatta n’ont rien trouvé comme activité que de voler un couvercle d’un canal d’évacuation. Pour un revenu de moins 5 mille francs, ces deux ressortissants nigériens se sont mis dans un bourbier sans précédent. Le jour des faits, Diatta a appelé son ami pour qu’il l’aide à accomplir une mission. De retour de Liberté-6, Sylvestre a rejoint son compatriote à Ouakam. Vers l’école américaine, les deux acolytes ont soulevé le couvercle avant de mettre dans un sac, pensant qu’ils allaient s’en sortir indemnes.

À quelques centaines de mètres de là, ils ont été appréhendés par un gendarme. En possession toujours dudit sac contenant un couvercle, les mis en cause déclarent avoir été engagés par une tierce personne moyennant la somme de 4500 francs. Néanmoins ces allégations ne les ont pas sauvé d’un placement sous mandat de dépôt le 8 juillet dernier. Il leur est reproché les délits de vol en réunion d’un couvercle d’évacuation d’eau au préjudice de l’Etat du Sénégal et mise en danger de la vie d’autrui.

Sylvestre Maboute et Alfred Simandigni Diatta ont été présentés ce jeudi, aux juges du tribunal des flagrants délits de Dakar. Âgé de 27 ans, le second nommé tente par tous les moyens de blanchir son ami. Il dira d’emblée : « c’est moi qui ai pris le couvercle. S’il est là aujourd’hui, c’est entièrement de ma faute. Le couvercle pesait 25 kilos et je n’étais pas en mesure de le soulever seul ». Son coprévenu pour se dédouaner indiqua : « Je l’ai aidé parce qu’il m’a hébergé. Je n’avais pas le choix et je ne pouvais pas faire autrement. Ce jour-là j’étais à Liberté-6. Dès mon retour il m’a demandé de l’aider à prendre le couvercle. J’ai la sincérité, je ne vole pas. Je suis un étranger. J’ai été interpellé à Mermoz auprès de l’école américaine. J’avais juste un sac à dos et mes téléphones portables ».

Survolté par l’inconscience des prévenus devant la barre, la présidente se raffermit. « Vous êtes tous les bienvenus mais on ne va pas accepter que vous vous comportez n’importe comment dans ce pays. Votre acte est beaucoup plus dangereux que de détenir une arme sans autorisation. Des personnes pouvaient en mourir. C’est très dangereux », a-t-elle asséné. Le ministère public en appui requiert l’application de la loi pénale. Tandis que le conseil de la défense sollicite la clémence du tribunal. Finalement, le tribunal, après en avoir délibéré, a déclaré les prévenus coupables des chefs d’accusation. Ils ont écopé d’une peine d’avertissement d’un mois ferme.

Aissatou TALL (Actusen.sn)

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