A LA UNEAgressions/violences électorales : TAS pointe la responsabilité de l'Etat

Agressions/violences électorales : TAS pointe la responsabilité de l’Etat

Date:

Partager :

- Advertisement -

À l’instar de beaucoup de ses camarades leaders et responsables politiques, Thierno Alassane Sall s’est prononcé sur les évènements qui se sont produits, lundi, à Saint-Louis. Le leader de la coalition ‘’Senegaal kesse’’ a regretté le fait que l’appel du Chef de l’Etat à la veille de l’ouverture de la campagne soit tombé dans les oreilles d’un sourd.

« Cet avertissement, probablement motivé par les informations en sa possession, n’a pas été suivi d’actions conséquentes de la part de l’État, lorsque le siège d’une coalition a été attaqué avec des cocktails Molotov, ni lorsque l’un des chefs de Pastef à Dakar a appelé ses partisans à s’armer ».

Pour le chef de fil de ‘’La République des valeurs’’, cette inaction a conduit à ces dérives. « Inévitablement, la violence non réprimée par les autorités détentrices du monopole de la Justice, s’apparente à une double violence et appelle à davantage de violences. Le cortège du Premier ministre a, à son tour, été la cible de jets de pierres. Et l’escalade tragique survenue à Saint-Louis semblait presque inscrite dans cet enchaînement fatal, tant les cortèges subissent les harcèlements de certains individus cherchant à les empêcher de mener campagne dans la sérénité », a-t-il développé.

Face à cette situation, ajoute la tête de liste de la coalition ‘’Senegaal kesse’’, « le Premier ministre, bien que disqualifié pour s’en plaindre au vu de son rôle dans l’avènement de ce climat de haine, dispose des instances appropriées pour prendre les mesures nécessaires. Outre ses réunions de travail avec le président, le Conseil national de sécurité ou encore le Conseil des ministres, sont les cadres propices à cet effet. Au lieu de faire face avec hauteur et gravité à ce risque majeur pour la sécurité du pays, comme l’exige son rôle, le Premier ministre choisit de nouveau d’endosser l’uniforme de chef de milice, cette fois contre l’État qu’il dirige. Son appel à la loi du talion est repris par de hauts dirigeants de l’administration, tous nommés par le Président ».

Pour TAS, « cela constitue un précédent d’une extrême gravité qui, dans un pays normal, aurait conduit au limogeage immédiat des personnes concernées ». Mais, renchérit-il, « comme le Sénégal semble tolérer un « ticket » de facto non prévu par la Constitution, on frôle une crise politique majeure, alors qu’une crise économique et sociale rend déjà le pays hautement inflammable. Nous appelons les deux têtes de l’exécutif à évaluer, avec impartialité et un sens accru de leurs responsabilités, les périls auxquels nous expose leur rivalité désormais officiellement proclamée par le Premier ministre ».

Actusne.sn

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Démantèlement d’un réseau de vandalisme et de vol de câbles Senelec : la Dic interpelle 7 personnes

La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l’interpellation de sept (07) individus pour association de malfaiteurs,...

Affaire des billets noirs : l’oncle de Reug Reug met en cause son neveu dans l’audition 

Inculpé puis placé sous mandat de dépôt dans l’affaire dite des billets noirs, Ahmadou Bamba Ndiaye, alias Usine, ...

Vol de bijoux chez Eva Tra : 5 ans ferme requis contre les deux prévenus

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a examiné ce vendredi l’affaire du vol de bijoux commis le...

Médina : 6 individus arrêtés pour association de malfaiteurs, apologie d’actes contre nature et transmission volontaire du VIH

Le Commissariat d’arrondissement de la Médina a procédé, le 30 septembre 2026, à la conduite au parquet de...