Lors de sa dernière réunion du Bureau politique du Pastef, les participants se sont particulièrement appesantis sur la situation nationale aux plans économique, politique, social et environnemental. Dans un communiqué, le BP estime que l’état réel des pillages multiformes et des multiples passifs sociaux légués par le régime déchu est sans conteste à la base des difficultés économiques et sociales des Sénégalais. «La situation est donc difficile», reconnaît-il, avant de poursuivre : «Les autorités actuelles, par devoir de vérité et souci de transparence, ont constamment tenu à le dire aux populations, contrairement aux pratiques antérieures de maquillage des comptes publics.» Pour le BP, deux exemples suffiront pour l’étayer.
«En 2024 un déficit budgétaire à plus de 11% du PIB et un taux d’endettement à plus de 84% du PIB en lieu et place des faux chiffres communiqués par l‘ancien régime. Travestir les faits ou jouer sur l’impatience compréhensible des populations des villes comme des campagnes tenues à la gorge par des décennies de mal-gouvernance est également devenu le jeu favori de la nouvelle opposition et de ses différents relais ou amplificateurs stipendiés», regrette le BP.
Enfonçant le clou, ils diront : «Cette agitation stérile n’a pour but que de saper l’exercice démocratique et transparent de reddition des comptes exigé par le peuple et engagé par les nouvelles autorités à travers une justice indépendante et impartiale. Cette opération ‘‘mains propres’’ doit permettre de restituer au peuple ce qui lui appartient et qui doit être investi pour la réalisation de ses attentes.»
Toutefois, les membres du Bureau politique ajoutent que le Projet Pastef, décliné présentement sous la forme de la Vision Sénégal 2050 d’un pays Souverain Juste et Prospère dans une Afrique en progrès est une grande ambition pour le Sénégal et le Continent. « Le travail, la discipline, l’effort individuel et collectif, ‘‘le don de soi pour la patrie’’, la confiance en nous et à notre avenir commun s’imposent plus que jamais à chaque Sénégalais et Sénégalaise. Tels sont les sens à donner au projet et à la voie de la révolution populaire et citoyenne en cours laquelle ne saurait se contenter de simples réaménagements ou replâtrages cosmétiques », encouragent-ils.
Amadou DIA (Actusen.sn)
