Arrêtés le 24 janvier dernier lors des affrontements qui ont éclaté suite à la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom et jugés le 30 dernier, Arouna Moussa Dia, Aliou Diallo et Abou Barry sont rentrés chez eux, ce jeudi. Ils ont été relaxés au bénéfice du doute par le tribunal de grande instance de Matam.
Il faut préciser que lors du procès, les trois prévenus ont tous réfuté les faits qui leur sont reprochés. Mieux, ils ont nié avoir participé à ces affrontements. Sur les circonstances de leurs arrestations, Arouna Moussa Dia a expliqué qu’il a été arrêté alors qu’il revenait d’un traitement. Selon lui, il s’est brûlé au pied et c’est au retour d’un rendez-vous avec le guérisseur qu’il a été arrêté par les forces de l’ordre. Pour sa part, Aliou Diallo a soutenu qu’il a été arrêté parce qu’il n’a pas fermé son atelier à temps au moment des affrontements. Le concernant, Abou Barry a fait savoir qu’il est revenu à Agnam au mauvais moment. Absent durant toute la journée, il est tombé sur les affrontements à son retour et pris de peur il s’est mis à courir. C’est dans ces circonstances, selon lui, qu’il a été arrêté.
Mais, malgré leur dénégation, le représentant du ministère public, loin d’être convaincu, avait requis des peines fermes contre les jeunes. Le procureur avait, en effet, requis une peine d’un an ferme. Un réquisitoire qui n’a pas été suivi par le juge. Ce dernier, qui a rendu sa décision, hier, a relaxé les jeunes au bénéfice du doute.
Actusen.sn
