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Liberté de la presse selon Reporters sans Frontières : le Sénégal progresse mais reste derrière la Gambie et la Mauritanie

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Bonne nouvelle pour la presse sénégalaise. Selon le rapport de classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, le Sénégal a gagné 20 places. Positionné à la 94e place en 2023, le pays de la « Téranga » occupe désormais la 74e place sur les 180 sélectionnés. Il faut dire que même s’il ne fait pas partie des derniers de la classe, il n’en demeure pas moins que le Sénégal doit encore faire des efforts pour quitter la zone orange. Ce, surtout qu’il est devancé par des pays comme la Gambie (58e) et la Mauritanie (50e). Une situation qui s’explique, selon RSF, par la concentration et la dépendance  des organes de presse aux annonceurs. « Ces derniers affaiblissent l’indépendance des médias », souligne le document parcouru par votre canard. Lequel précise, dans la foulée, que le Sénégal n’est pas le seul pays.

À la 94 place en 2024, le Sénégal occupe la 74e place en 2025

En effet, d’après le document rendu public, bon nombre de pays traversent des difficultés dans le secteur de la presse. « La liberté de la presse recule de manière préoccupante dans de nombreux pays africains. Le score économique se détériore dans le plus grand nombre de pays: 80% d’entre eux sont concernés. Le manque de subventions publiques pérennes et transparentes fragilise encore davantage le secteur. Dans plusieurs pays, les aides étatiques sont rares ou distribuées de manière discrétionnaire ». En Mauritanie (50e), par exemple, elles sont affaiblies par une mauvaise gouvernance, ce qui compromet l’indépendance des médias. Au Sénégal (74e), par contre, leur transparence est au cœur de réformes en cours, non sans contestation de la profession, qui fait aussi face à des contrôles fiscaux intensifiés et à la suspension de conventions publicitaires avec des entités publiques ».

« La liberté de la presse recule de manière préoccupante dans de nombreux pays africains »

Le rapport s’est, aussi, prononcé sur les difficultés rencontrées par les journalistes, les médias en général, dans l’exercice de leur métier. Dans le Sahel, la dégradation de la sécurité compromet directement la viabilité économique des médias. Les enquêtes menées par RSF ont révélé que le Mali et le Burkina Faso ont vu leurs activités suspendues et leurs équipes contraintes au déplacement interne ou à l’exil. Pendant ce temps, des journalistes jugés critiques des autorités burkinabé ont même été enrôlés de force dans l’armée, renforçant la chape de plomb sur les médias.

Des journalistes enrôlés de force dans l’armée au Burkina

Au Soudan, la guerre en cours a exacerbé les difficultés économiques des médias, déjà soumis à une instrumentalisation de l’information par les parties au conflit. C’est aussi le cas dans l’est de la République démocratique du Congo, avec des dizaines de fermetures de radios et de journalistes déplacés, désormais sans emploi. La réalité est que dans plusieurs pays, les autorités utilisent la justice ou les organes de régulation pour sanctionner des organes de presse. Conséquence: bon nombre d’organes de presse ont fermé boutique. « Dans près d’un tiers des pays du monde, des médias d’information ferment régulièrement, sous l’effet des difficultés économiques persistantes », a fait savoir RSF qui souligne que 34 pays se distinguent par des fermetures massives de médias, ayant provoqué, l’exil des journalistes.

« Dans près d’un tiers des pays du monde, des médias d’information ferment régulièrement »

Dans 42 pays, représentant plus de la moitié de la population mondiale (56,7%), la situation est jugée très grave: « La liberté de la presse y est totalement absente et exercer le journalisme y est particulièrement dangereux. C’est le cas en Palestine, où l’armée a tué près de 200 professionnels de l’information, dont au moins 43 dans l’exercice de leur travail, et impose un black-out médiatique sur l’enclave assiégée. Israël  poursuit sa baisse dans le classement. La zone Moyen-Orient-Afrique du Nord reste la zone la plus dangereuse pour les journalistes avec, en son cœur, le massacre du journalisme à Gaza par l’armée israélienne.

« La zone Moyen-Orient-Afrique du Nord reste la zone la plus dangereuse pour les journalistes »

La liberté de la presse connaît, par ailleurs, un recul inquiétant en Afrique subsaharienne. L’Érythrée reste dernière dans le classement. « Le score économique s’est dégradé dans 80% des pays de la région. En République démocratique du Congo, où l’indicateur économique dégringole, le paysage médiatique continue de se polariser et d’être réprimé à l’est du pays. C’est aussi le cas dans d’autres contextes de guerre ou d’instabilité sécuritaire, comme au Burkina Faso, au Soudan ou au Mali, où des rédactions sont contraintes à l’autocensure, à la fermeture ou à l’exil.

Actusen.sn 

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