Dans sa déclaration après le placement sous mandat de dépôt de son client, Me Amadou Sall, un des membres du pool d’avocats de Mansour Faye, a affirmé que l’ancien ministre est dans cette situation pour des raisons politiques. «Il s’agit d’une commande politique», avait-il dit, accusant le régime actuel de tout mettre en œuvre pour atteindre l’ancien chef d’Etat. Une accusation qui a fait réagir le Premier ministre. Et il faut dire qu’Ousmane Sonko s’est voulu très clair à ce sujet.
«Il n’y a ici aucun compte à régler», a-t-il dit, ce mardi à l’occasion du lancement de la 2ème édition du forum d’investissement ”Fii Sénégal”, organisé par l’APIX, l’Agence pour la promotion de l’investissement et des grands travaux de l’Etat. Ousmane Sonko a tenu à rappeler qu’il s’agit « simplement d’une exigence forte, citoyenne, administrative, républicaine. Que ceux qui ont eu à gérer, à exercer des responsabilités publiques, rendent compte de ce qu’ils ont fait. Et c’est ainsi que cela se passe dans tout pays qui se respecte».
Nous, qui sommes aujourd’hui dans cet exercice, poursuit-il, «nous serons aussi évalués. Même avant la fin de notre mandat, et après aussi. Le même exercice continuera d’être mené, et les conclusions seront traitées de la même manière». Ousmane Sonko reste convaincu qu’un pays ne se gère pas dans l’opacité : «Le bien public doit revenir au public, et non à des intérêts privés. Et nous continuons à affirmer ce qui a fondé la création de notre parti, le travail parce que c’est d’abord cela, le patriotisme. Le travail et l’éthique restent au cœur de notre action gouvernementale».
Poursuivant, il ajoute, «quand nous avons commencé notre action politique, certains nous voyaient comme de simples lanceurs d’alerte. Nous avons été les premiers à soulever ce genre de débats sur la fiscalité, sur la gestion des ressources naturelles, du pétrole, du gaz, et de bien d’autres aspects des marchés publics. Et c’est pour cela que cette question est au cœur de notre action aujourd’hui. Elle ne s’inscrit pas, comme certains l’ont affirmé, dans une logique de contre-attaque ou de règlement de comptes».
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