Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (Frapp) dénonce avec vigueur l’attitude «méprisante et profondément antidémocratique du Ministère de l’Intérieur dans la conduite du dialogue sur le système politique». «Alors même que le FRAPP, fidèle à son engagement au service des masses populaires, avait exprimé sa volonté de contribuer avec responsabilité à toute refondation politique sérieuse, le Ministère a sciemment choisi l’exclusion. Les termes de référence du dialogue ont été transmis à 23 organisations de la société civile, en écartant délibérément le Frapp», déplore-t-il. «Qui a décidé de cette liste ? Quelles forces ont intérêt à marginaliser les voix radicales et populaires ?», s’interroge le Frapp.
Le Frapp a laissé entendre qu’il n’est pas une force supplétive. «Le Frapp est un patrimoine du peuple, un acteur majeur des luttes pour la souveraineté populaire. Tenter de réduire notre place dans le débat national, c’est refuser le réel. Ce mépris organisé est une insulte non pas seulement au Frapp, mais à toutes celles et ceux qui se battent chaque jour pour un Sénégal libéré des chaînes de l’injustice, de l’impunité et de la domination. Le Frapp ne quémande pas une place à une table truquée. Il construit, chaque jour, une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine. Et que personne ne se trompe : ce pays changera avec ou sans l’aval de ceux qui cherchent à étouffer les masses populaires», conclut le communiqué du Frapp.
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