Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (Spps) a publié un communiqué pour alerter l’opinion publique sur la prolifération de la vente illégale de médicaments dans la ville de Touba. Ces syndicalistes dénoncent l’exercice illégal de la profession de pharmacien par deux personnes qui, disent-ils, ont installé des dépôts non autorisés face aux hôpitaux Cheikh Ahmadoul Khadim et Ndamatou. «Ces structures utilisent des signaux et insignes officiels de pharmacie pour tromper les populations, mettant ainsi leur santé en danger. Nous avons privilégié le dialogue en organisant une journée de sensibilisation à la résidence Khadim Rassoul, en présence de toutes les autorités religieuses, coutumières et étatiques invitées», lit-on.
Il rappelle que le Khalife général des Mourides avait été personnellement informé de la situation bien avant toute action judiciaire. Mais, dit-il, face à la persistance de ces pratiques illégales, le Spps a saisi la justice. «Un constat d’huissier réalisé par Me Fatou Ndiaye a confirmé la matérialité des faits. Deux procédures judiciaires ont été engagées et seront jugées devant le Tribunal de Grande Instance de Diourbel, les 17 juin et 1er juillet 2025. Trois autres dossiers, également liés à la vente illicite de médicaments, sont en cours d’instruction par les conseillers juridiques du syndicat», ajoutent les syndicalistes.
Le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (Spps) lance un appel pressant aux autorités étatiques, sanitaires, judiciaires, locales et religieuses pour qu’elles prennent la pleine mesure de cette situation qu’il qualifie de menace sanitaire grave. Le syndicat, dans son communiqué signé par Dr Ousseynou Mbaye, membre de la commission communication du Bureau national du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, appelle à une réaction collective pour freiner ce qu’il considère comme une dérive dangereuse pour la santé publique.
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