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Viol à répétition, pédophilie : les confessions intimes d’une jeune fille de 14 ans qui accuse son professeur coranique 

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La chambre criminelle du tribunal de Dakar s’est penchée, ce mardi sur le procès de Khadim Mbathie. Âgé de 32 ans, le superviseur au port autonome est accusé de viol sur mineure et de pédophilie. Les faits qui remontent à 2020, concernent Mariama Dieng, dite Mareme, alors âgée de 14 ans au moment des faits. Si l’accusé nie farouchement les accusations, les éléments du dossier dressent un tableau accablant. Khadim Mbathie, résidant à Keur Mbaye Fall, assurait donner des cours de soutien à la victime et deux autres adolescentes dans la véranda de sa sœur, Fatou. «Tous les cours étaient faits en présence de ma sœur. Tout ce qu’elle a dit n’est pas vrai. À part ces cours, je n’ai aucun lien avec elle», clame-t-il.

La victime confie : «à chaque fois qu’on venait, il demandait à Khadija et Adjia de rester en bas tout en me demandant de le rejoindre en haut. Et il prenait le soin d’éteindre les lampes»

Pourtant, lors de l’enquête, il avait initialement reconnu les faits, alléguant même une relation amoureuse avec Mariama depuis avril 2020. Devant les enquêtes, il affirmait avoir cédé aux provocations de l’adolescente, l’accusant de l’avoir «trouvé dans sa chambre avant qu’ils n’aient une relation sexuelle». Une version qu’il rejette désormais, invoquant des pressions policières : «J’ai signé le Pv sous la contrainte puisque l’un des enquêteurs me tordait le bras tandis que l’autre me giflait», indique l’accusé. Le juge a cependant relevé le témoignage de Ndeye Touré, tante de l’accusé, qui aurait surpris Khadim sur la victime. Une déclaration corroborée par la mère de l’accusé, selon laquelle Ndeye lui avait déjà confié cet incident. Khadim rétorque : «c’est une tante à moi et nous n’étions pas en bons termes. C’est de pures inventions.»

«La première fois, il m’a appelé alors qu’il se trouvait dans la chambre de sa mère. Quand je suis arrivée, il m’a invité à s’asseoir sur le lit. On s’est mis à discuter avant qu’il ne monte sur moi. Il m’a déshabillé en me forçant. Il s’est par la suite dévêtu avant de me pénétrer. Ce premier rapport sexuel a eu lieu dans la chambre de sa mère»

Mariama Dieng, âgée maintenant de 18 ans, livre un témoignage détaillé et poignant. Revenant sur sa mésaventure, elle confia : «À chaque fois qu’on venait, il demandait à Khadija et Adjia de rester en bas tout en me demandant de le rejoindre en haut. Et il prenait le soin d’éteindre les lampes.» La première agression aurait eu lieu dans la chambre de la mère de Khadim. «La première fois, il m’a appelé alors qu’il se trouvait dans la chambre de sa mère. Quand je suis arrivée, il m’a invité à s’asseoir sur le lit. On s’est mis à discuter avant qu’il ne monte sur moi. Il m’a déshabillé en me forçant. Il s’est par la suite dévêtu avant de me pénétrer. Ce premier rapport sexuel a eu lieu dans la chambre de sa mère». Les viols se seraient répétés. «La seconde fois c’était dans le salon. J’avoue qu’il a à maintes reprises abusé de moi. C’est la mère de Khadija, Ndèye Touré qui nous a surpris. Cette dernière l’a trouvée sur moi. J’ai par la suite contracté une grossesse», dit-elle avant d’ajouter que la découverte de sa grossesse aboutissant à un enfant mort-né, a mis au jour le pot aux roses.

«La seconde fois c’était dans le salon. J’avoue qu’il a à maintes reprises abusé de moi. C’est la mère de Khadija, Ndèye Touré qui nous a surpris. Cette dernière l’a trouvée sur moi. J’ai par la suite contracté une grossesse»

Le procureur a souligné les incohérences de l’accusé, qui a d’abord reconnu les faits avant de se rétracter. Le dossier médical confirme des lésions hymenales anciennes et une grossesse de 28 semaines. Bien que le test de paternité n’ait pu être réalisé (le centre étant inopérant), les déclarations de Ndeye Touré et d’un autre témoin, M. Djignaré, renforcent la crédibilité de la victime. Le procureur requiert à cet effet, 10 ans de réclusion criminelle insistant sur la pédophilie et l’autorité morale que Khadim exerçait en tant que professeur. Cependant, Me Mbaye Sall, avocat de l’accusé, dénonce un manque de preuves tangibles. «Les seuls éléments dont le procureur s’est fondé sont les déclarations de la victime. […] Dans ce dossier, il manque des preuves irréfutables». Il argue que les témoins sont à charge et réclame un acquittement. Le verdict, attendu pour le 15 juillet 2025.

Aïssatou TALL (Actusen.sn)

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