A LA UNEAprès deux semaines de mouvement d’humeur : les travailleurs de la justice...

Après deux semaines de mouvement d’humeur : les travailleurs de la justice font l’état des lieux et interpellent Sonko et Diomaye

Date:

Partager :

- Advertisement -

Les travailleurs de la justice ne lâchent pas du lest. Après huit jours de mouvement en deux semaines, l’entente Sytjust et Untj (Syndicat des travailleurs de la justice et Union nationale des travailleurs de la justice) ont remis ça. Le secteur de la justice va être paralysé durant trois jours à partir d’aujourd’hui. «La grève déclenchée par l’entente SYTJUST–UNTJ entre dans sa troisième semaine consécutive. Après huit jours ouvrés de grève totale observés sur deux semaines, les travailleurs de la Justice ont décidé d’un nouveau mot d’ordre de grève de 72 heures à compter du lundi 30 juin 2025 à 8h00», ont, en effet, informé les membres de ces organisations des travailleurs de la Justice à travers un communiqué rendu public hier.

Après 8 Jours de mouvement, le secteur de la justice paralysé pour trois jours encore

Un nouveau mot d’ordre qui ne sera pas sans conséquences selon les camarades d’Aya Boun Malick DIOP. « Les conséquences de ce mouvement social sont d’une gravité exceptionnelle. La Justice est totalement paralysée : les audiences sont systématiquement renvoyées et les greffes sont fermés : aucune délivrance ni dépôt d’acte n’est possible dans les Cours et Tribunaux du pays », précisent-ils dans le document. Par ailleurs, ajoutent-ils, « cette situation entraîne un chômage technique de fait pour l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire : juges, avocats, huissiers, notaires et auxiliaires de justice. Les justiciables, eux, voient leurs démarches bloquées, parfois avec des conséquences irréversibles ».

Des audiences systématiquement renvoyés, des greffes fermés

En outre, soulignent-ils, avant d’inviter les autorités à agir dans les plus brefs délais afin de trouver des solutions, « des atteintes graves aux droits fondamentaux sont constatées: Prolongation injustifiée de détentions, délivrance quasi automatique de mandats de dépôt, violation du droit au procès équitable et dans un délai raisonnable. L’économie nationale n’est pas épargnée. La grève affecte le fonctionnement du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), bloquant la formalisation d’entreprises, l’enregistrement des garanties dans les opérations économiques ou encore la mise en œuvre des procédures collectives (redressements et liquidations judiciaires) ».

Mandat de dépôt quasi automatique, l’économie pas épargnée

Loin de se limiter à cela, les travailleurs de la justice ont, aussi, indiqué que « les cessions de salaire pour les prêts personnels sont également suspendues, perturbant les relations entre salariés, établissements financiers et employeurs. L’État subit lui aussi un manque à gagner considérable : Le recouvrement des droits de timbre et d’enregistrement est à l’arrêt, les recettes liées aux amendes pénales ne sont plus perçues dans les bureaux d’exécution des peines (BEX) ». Malheureusement, se désolent-ils, le gouvernement persiste dans son silence assourdissant. Le ministre de la Fonction publique, pourtant officiellement saisi depuis le 7 février 2025, se limite à des déclarations dilatoires qui ne font qu’aggraver la situation ».

Le recouvrement des droits de timbre et d’enregistrement est à l’arrêt, le fonctionnement du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier affecté

Quant au ministre de la Justice, déplorent-ils, « il s’est enfermé dans un mutisme inquiétant, alors même que les services de son département sont dans un état de dysfonctionnement inédit. Face à ce blocage, le Premier ministre doit impérativement reprendre la main, car la situation semble échapper à la capacité de réaction des ministères concernés ». Au chef de l’Etat, les syndicalistes lui demandent de ne plus rester les bras croisés face à cette situation: « En vertu de l’article 42 de la Constitution, il est le garant du fonctionnement régulier des institutions, y compris l’institution judiciaire. Il lui revient de prendre ses responsabilités pour sortir le pays de cette impasse. L’heure n’est plus aux discours, il faut des actes ».

Aïssatou TALL (Actusen.sn)

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Politique : le Fdr dévoile déjà sa stratégie pour les élections locales de 2027

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) ne fait pas dans la...

Lac Rose : interpellation de rabatteurs pour exercice illégal de la profession de guide

L’Antenne du Lac Rose, relevant du Commissariat Spécial du Tourisme a réussi à interpeller cinq (05) individus en...

Démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin sur le fleuve Falémé (Wassagara) : quatre dragues détruites

Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de l’application stricte du décret interdisant toute activité d’exploitation...

Yeumbeul : interpellation de deux individus pour actes contre nature et violences volontaires

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul COMICO a procédé, le 4 mai 2026, à l’interpellation de deux individus à...