L’affaire de la danse à caractère photographique de quelques trois individus de nationalité guinéenne prend une autre tournure. Au terme de leur durée légale de garde à vue, Ablaye Camara, Souleymane Bah et Ousmane Bah ont été déférés hier chez le procureur de la République où ils sont susceptibles d’être poursuivis pour, en plus d’outrage public à la pudeur, mais, aussi, incitation de mineur à la débauche, pédophilie, acte contre nature et pornographie infantile.
Des faits, il ressort qu’à date du 29 juin 2025, aux environs de 15 heures 00 minute, à la suite de la lettre plainte collective formulée par les jeunes du quartier Grand Médine, pour des faits d’outrage public à la pudeur contre un groupe d’animateurs Guinéen qui, lors d’un mariage organisé à Grand Médine, faisaient une danse obscène devant l’assistance composée majoritairement d’enfants. Ils simulaient dans leur danse des gestes laissant apercevoir des positions indécentes. C’est ainsi que pour fustiger cet acte qu’une assistante a pris en vidéo les faits, avant de partager avec ses connaissances qui, à leur tour, les ont partagées sur les réseaux sociaux.
Selon les témoins, les faits remontent à la date du dimanche 22 juin dernier, aux détours d’un mariage quand ce groupe d’animateurs guinéens effectuait une danse qui faisait la promotion de l’homosexualité devant une foule essentiellement composée d’enfants, selon les premiers éléments de l’enquête. C’est à face à cette indignation que le commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies a procédé, dimanche dernier, à l’arrestation des trois mis en cause, clairement identifiés sur les vidéos.
Cuisiné par les enquêteurs, Souleymane Bah a reconnu les faits, mais précise n’avoir reçu aucun financement des lobbies LGBT pour se donner en spectacle, ni pour influencer négativement les jeunes présents à cette cérémonie. Également accusé d’avoir fait la promotion de l’homosexualité, Ousmane Bah dira qu’il était simplement charge d’assurer la chorégraphie de l’événement en tant que animateur culturel. Il reconnaît le caractère pornographique de la danse en cause, mais ajoute n’avoir pas réalisé son caractère gravissime. C’est ainsi qu’il a présenté ses plates excuses. De même que Ablaye Camara, il a reconnu les faits. Mais il dira à qui veut l’entendre que c’était la première fois qu’il pratiquait cette danse, en public, avant de nier tout financement de lobbies LGBT. À noter que plusieurs témoins ont été entendus dans le cadre de l’enquête. C’est le cas de Babacar Touré, Fatoumata Ba, Ousmane Barry, Mamadou Pathe Barry, Maydine Fall…
Amadou DIA (Actusen.sn)
