Les récents cas de bavures policières notés à Cambérène et à Rosso ont fait réagir le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Rentré hier de Séville, le chef de l’Etat a tenu à se prononcer sur ces questions qui ont fait l’actualité en début de semaine. Et d’emblée, le président de la République a rappelé qu’en vertu des principes, les Forces du Nord ont pour mission de rassurer la population et de la protéger. Il a souligné que «les interventions ne doivent jamais représenter une menace pour la vie. Et surtout, le fait que des citoyens soient victimes durant une intervention policière ne saurait être considéré comme une sanction légitime».
Le chef de l’Etat s’est voulu très clair sur ces questions. Selon lui, ces actes ne resteront pas impunis: «les enquêtes doivent être menées en toute impartialité, afin de garantir les droits humains et les responsabilités, et d’appliquer, avec toute la rigueur et le courage nécessaires, les sanctions qui s’imposent». «J’ai vu des images de scènes insoutenables et inacceptables dans le cadre d’une intervention policière», s’indigne t-il avant de rappeler que «les citoyens arrêtés doivent être traités avec dignité, quelles que soient les forces de sécurité impliquées. Ils doivent être considérés comme des personnes présumées innocentes et non comme des condamnés. Ce ne sont pas là les engagements attendus des forces de sécurité sur le terrain».
Le président de la République a, dans la foulée, invité le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la Police «à mener avec diligence les enquêtes nécessaires, à garantir les droits humains et les responsabilités, et à remettre un rapport complet». «Et si des sanctions doivent être appliquées, elles doivent l’être avec toute la fermeté requise, afin que ce cas précis serve d’exemple, et que les décès en garde à vue ou les débordements lors d’interventions policières ne deviennent jamais une banalité», a t-il conclu.
Actusen.sn
