Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana ne sont toujours pas fixés sur leur sort. Pour la troisième fois, le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar a décidé de proroger sa décision jusqu’au 30 de ce mois. Pour le moment, l’ancien président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar » et le journaliste chroniqueur restent en prison. Une situation que leur avocat ne manque pas de déplorer. Me Barro, pour ne pas le nommer, a dénoncé «la détention arbitraire» de ses clients.
«Les délibérés des affaires concernant Bachir Fofana et Moustapha Diakhaté ont été prorogés au 30 juillet à cause de la grève des greffiers», a t-il d’emblée confié à la presse qui avait fait le déplacement au Palais de justice de Dakar. Pour la robe noire, la détention de ses clients est «on ne peut plus arbitraire surtout que quelques affaires ont été vidées même s’il s’agit de chef d’offres ou de cession de drogue». L’avocat n’a pas manqué de rappeler que le principe selon lequel, «la détention est l’exception et la liberté le principe». Donc, estime t-il, «ces personnes devraient être libérées surtout que personne ne sait quand est ce que la grève des greffiers prendra fin».
En matière d’escroquerie ou d’abus de confiance, relève-t-il, «on a tendance à proroger le délibéré car la partie civile peut être confrontée à un problème de délivrance du jugement qui nécessite la signature du greffier. Mais, pour certaines infractions, on ne voit pas la nécessité de proroger ces délibérés si ce n’est une manière de garder en prison une personne arbitrairement». L’avocat a dans la foulée, invité les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour sauvegarder les libertés individuelles car, estime-t-il, le service minimum doit, au moins être respecté en cas de perturbations dans le secteur de la santé et de la justice.
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