Après l’enseignement supérieur, l’éducation nationale lance ses réformes. Hier, les autorités ont posé les premiers pas allant dans le sens de la refondation du système éducatif. En effet, le ministre de l’éducation a présidé, hier, l’ouverture officielle de l’atelier de cadrage et de stabilisation de la planification pour la refondation du système éducatif sénégalais. Un atelier qui s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle et éthique du système éducatif, portée par la Vision du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, et incarnée par l’Agenda national de transformation 2050. Une occasion de poser les bases d’une école refondée pour une société éducative, plus inclusive, plus équitable et plus en phase avec les défis contemporains.
« Nous sommes appelés à franchir un nouveau cap, celui d’une refondation systémique, d’une réinvention profonde de l’école en tant que socle de la société éducative. L’éducation ne se réforme pas seulement, elle se régénère. Elle ne se décrète pas, elle s’habite. Ce que nous engageons aujourd’hui dépasse l’organisation d’un atelier : nous activons une promesse partagée, celle de refonder ensemble notre école, notre pacte éducatif, et en vérité, une part de notre avenir commun », a, t-il dit avant de préciser que « ce moment n’est pas un simple temps de travail. Il constitue une étape fondatrice, un seuil symbolique et opérationnel. Il marque le passage d’une intention politique affirmée à une dynamique partagée de mise en œuvre. Il nous engage, toutes et tous, à la lucidité, à l’alignement et à l’invention ».
La réforme curriculaire, explique-t-il, « s’inscrit dans une vision stratégique forte : faire évoluer notre système éducatif vers une société éducative, apprenante, inclusive et souveraine. Mais cette réforme ne se limite pas à une révision technique. Elle engage une transformation systémique, éthique et collective. Il s’agit de faire de l’école la matrice d’un imaginaire partagé, d’un développement enraciné, d’un citoyen éclairé ». Prévu pour deux deux jours, cet atelier sera l’occasion d’explorer les fondements politiques, éthiques et stratégiques de la réforme, examiner la structure de gouvernance et les modalités de coordination, analyser la feuille de route comme un cadre vivant d’action progressive, questionner les conditions d’une écoute active et d’un pilotage adaptatif, et surtout, faire émerger une culture commune de transformation.
« Ce que nous construisons ici, c’est un espace de convergence, de clarté et de responsabilité. Un moment pour aligner nos représentations, articuler nos expériences et relier nos engagements dans une perspective résolument transformatrice », dira le ministre de l’éducation qui plaide que la voix de chacun soit entendue : enseignants, inspecteurs, élèves, chercheurs, partenaires, élus locaux, familles, syndicats, communautés religieuses, société civile: « Cette réforme ne se pense pas à huis clos : elle s’enracine dans l’écoute du pays réel et dans la co-construction d’un avenir désirable. Nous voulons bâtir une école qui forme un citoyen enraciné, lucide et solidaire, capable de discernement, d’initiative et de coopération. Une école qui relie l’élève à lui-même, à sa communauté, à la société et au monde. Une école qui régénère la confiance, éclaire les choix et accompagne les devenirs ».
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