Il n’a pas perdu de temps. A peine libéré après presque deux mois d’emprisonnement, Moustapha Diakhaté s’est fendu d’une note pour dénoncer «un indigne kidnapping politico-judiciaire». Il a tenu à remercier ses avocats Mes El Hadj Amadou Sall, El Hadj Diouf, Antoine Mbengue et Oumar Youm pour «leur engagement républicain et leur professionnalisme». Mais, selon lui, cette libération n’est rien d’autre que la «fin d’un honteux et indigne kidnapping politico-judiciaire». «Le Parquet, manifestement transformé en milice à la solde du pouvoir fasciste de Pastef, vient de me faire condamner à 15 jours de prison fermes après une séquestration de 51 jours, pour avoir dénoncé la clochardisation de la République» a-t-il constaté pour le déplorer.
Cette décision politique, estime-t-il, «est une insulte à la République dont le protocole constitue un des éléments de sa sacralité. Si cette condamnation arrive pour me priver d’un droit constitutionnel de critiquer les médiocres qui gouvernent le Sénégal, c’est peine perdue. Tant que les tenants du pouvoir actuel continuent à balafrer la République je les dénoncerai et les combattrai sans gants». D’ailleurs, Moustapha Diakhaté prévoit de faire face à la presse mercredi prochain.
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