Tous ces mois passés en prison semblent avoir bien émoustillé Moustapha Diakhaté. Outre son séjour carcéral et les conditions des prisonniers, l’ancien parlementaire qui a fait face à la presse, ce mardi, a dressé le bilan des seize mois que le nouveau régime a passé au pouvoir. «Seize mois de clochardisation de la République, seize mois de guerre contre l’Etat de droit, seize mois de restriction des libertés», a constaté l’ancien ministre conseiller de Macky Sall.
Moustapha Diakhaté estime, ainsi, que le bilan institutionnel est catastrophique. « Aussitôt après avoir prêté serment, le premier acte que le Président Diomaye Faye a posé est de violer son serment, la Constitution et la loi portant statut des magistrats, en abrogeant le décret pris par son prédécesseur. Lequel décret, pris dans le cadre normatif de la République, portait nomination des magistrats », rappelle Moustapha Diakhaté. D’après lui, c’est ça la clochardisation de la République.
Autre acte que l’ancien député considère comme ‘’une parjure’’ après sa prestation de serment, c’est lorsque, « pour protéger son Pm et ami et l’empêcher de faire la Dpg et bloquer la motion de censure de la majorité Bby, le Président dissout l’Assemblée nationale en pleine session extraordinaire qu’il avait lui-même convoquée ».
S’agissant du bilan économique des seize mois, Moustapha Diakhaté s’attaque au Plan de redressement économique et social ‘’Jubbanti koom’’. « Ce Plan de redressement n’est ni économique ni social, mais plutôt un plan de redressement des finances publiques », dit-il de but en blanc. Ce Plan, poursuit Moustapha Diakhaté, « est illégal, car le gouvernement n’a pas le droit d’imposer des sous au peuple sans que cela ne soit, au préalable, voté par l’Assemblée nationale ».
Actusen.sn
