Ils ont été nombreux à condamner, la sortie de Guy Marius Sagna. Ce dernier a fait état d’un «président légal» et d’un «Président légitime» dans une de ses récentes sorties. Une déclaration que bon nombre d’acteurs de l’arène politique n’ont pas manqué de déplorer. Certains allant jusqu’à demander au procureur de la République de s’auto-saisir en convoquant le député. C’est le cas de Babacar Gaye qui, dans une publication sur les réseaux sociaux, a invité le maître des poursuites à interpeller Guy Marius Sagna pour «troubles à l’ordre public».
Le procureur devrait interpeller Guy Marius Sagna, selon Babacar Gaye
Autre acteur qui s’est indigné, Youssou Diallo, président du Club Sénégal Émergent. Ce dernier, qui s’est fendu d’une note, soupçonne une manœuvre de diversion pour détourner l’attention. «La sortie de GMS parlant d’un ‘’Président légitime’’ Ousmane Sonko à côté d’un ‘’Président légal’’, Bassirou Diomaye Faye, pourrait bien être une manœuvre de diversion en matière de communication. Une sorte de contre-feu destiné à détourner l’attention des difficultés actuelles du régime : soudure hivernale difficile, pouvoir d’achat des populations en constante baisse, chômage et inactivité chronique, communication laborieuse autour du Plan de redressement, etc», a-t-il écrit.
Youssou Diallo, président du Club Sénégal Émergent : «il aurait été plus honnête de dire clairement : Mon président à moi, c’est Sonko»
De l’avis de M. Diallo, le député pouvait se limiter à reconnaître Ousmane Sonko comme étant son président: «Il aurait été plus honnête de dire clairement : Mon président à moi, c’est Sonko ! Plus sérieusement, GMS n’est pas un acteur anodin dans la galaxie du pouvoir, il est profondément politique. Le harcèlement contre Diomaye va se poursuivre, jusqu’à ce qu’il cède tout à Sonko… ou qu’il démissionne brutalement. Mais ce que GMS ne sait pas, ou feint d’ignorer, c’est que son «président» ne peut pas être candidat. Juridiquement, c’est impossible. À moins que… GMS ne travaille uniquement pour lui-même, avec l’ambition d’être le candidat naturel après une éventuelle démission de Diomaye»?
Les indignations d’un cadre du PASTEF contre des propos «infondés et dangereux»
Outres les journalistes et membres de l’opposition, des responsables du PASTEF ont, aussi, fustigé cette sortie du député. Membre du Mouvement des cadres du PASTEF (Moncap), Lababa Faye a déploré des «propos infondés et dangereux». Il a, ainsi, invité le député à «respecter son serment de défendre la Constitution et à cesser de semer la confusion dans l’opinion publique. La Constitution sénégalaise ne reconnaît qu’un seul Président de la République, investi au suffrage universel direct et validé par le Conseil constitutionnel, conférant à la fois légalité et légitimité. Toute tentative de dualité est une menace à l’unité nationale».
Actusen.sn
