«Il nous faut mobiliser des ressources parce qu’on a un problème de finances publiques». C’est la conviction du Premier ministre qui a profité d’une rencontre avec le secteur privé pour expliquer les tenants et les aboutissants de son Plan de redressement économique et social. D’ailleurs, Ousmane Sonko a tenu à faire cette précision avant même l’ouverture des débats. « Le Plan de redressement n’est pas un plan de redressement des finances publiques. Ça va au-delà des finances publiques parce qu’on ne mobilise pas ces ressources pour le fonctionnement de l’État », insiste t-il avant d’expliquer: « avec le Plan de redressement économique, on mobilise les ressources pour les réinjecter. Et je sais que les différents segments du secteur privé, que ce soit le BTP, le secteur des différentes productions industrielles, etc., c’est eux qui vont beaucoup plus bénéficier des retombées du plan de redressement ».
Précision faite, le Chef du gouvernement et le patronat ont échangé sur un certain nombre de points. D’abord, par rapport à l’utilisation du Gaz, il a expliqué qu’elle permettra d’économiser pas moins de 143 milliards à l’horizon 2026. Tout passe, selon lui, par une vision et un indispensable redressement. « Nous ne voulons pas aller chercher 9 cargaisons de gaz très loin pour les amener au Sénégal alors qu’il y a du gaz qui est produit ici. Nous voulons nous approvisionner ici même. Et nous avons posé les actes qu’il faut pour le faire. Les conséquences en termes de réduction du coût du kWh pour la production et pour les ménages, les conséquences en termes d’économie, c’est minimum 143 milliards d’économies quand on a fait les évaluations. Ça c’est extrêmement important », a t-il soutenu.
Quand vous appréciez le plan de redressement, poursuit-il, « ne l’appréciez pas comme étant un plan global qui répond à tout. Le plan de redressement répond à une question ponctuelle, précise. Comment faire pour rattraper cette dette cachée ? Comment faire pour aujourd’hui nous permettre d’assainir nos finances publiques, dégager des marges budgétaires qui seront réinjectées dans l’investissement et donc qui vont contribuer à faire tourner l’économie par les chantiers publics qu’on va lancer, par la commande publique, etc ». Mais, s’empresse t-il de préciser, « il vient trouver ici la vision 2050. Il vient trouver ici le masterplan. Il vient trouver ici la stratégie quinquennale nationale. Donc c’est un ensemble, c’est un package. J’allais dire même qu’il vient trouver ici la déclaration de politique générale que j’ai faite à l’Assemblée nationale il y a quelques mois. C’est un package ».
Ousmane Sonko est aussi largement revenu sur les différentes étapes qui ont abouti à l’élaboration du document: l’audit des finances publiques, l’élaboration de la Vision Sénégal 2050 et la présentation du Plan de redressement économique et social. Le Premier ministre a également réaffirmé la volonté du Gouvernement de renforcer le rôle et la place du secteur privé dans l’opérationnalisation des projets et programmes de l’État.
Prenant la parole, les organisations patronales qui ont pris part à cette rencontre se sont engagées à contribuer à la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social ainsi qu’à l’Agenda national de Transformation. Cependant, auparavant, elles ont exposé toutes leurs inquiétudes au Premier ministre.
Actusen.sn
