C’était le vœu le plus cher de Barthlémy Dias mais, c’est tombé à l’eau. La Cour suprême a rejeté la requête du désormais ex maire de la ville de Dakar portant suspension de la décision du préfet de convoquer une session du Conseil municipal en vue d’élection du nouveau maire. Finalement, l’élection a eu lieu et BARTH a été remplacé par Abass Fall à la tête de la mairie de Dakar. Maintenant, il devra attendre la date du 18 septembre consacrée à l’audience sur la légalité ou non de la décision du préfet de constater sa démission.
Devant la juridiction, l’Agent judiciaire de l’Etat a rappelé que « nous sommes devant le juge des référés et le juge des référés n’a pas compétence à statuer sur une annulation. C’est la Cour suprême qui a compétence en matière d’administration ». Selon lui, aucune des conditions n’est remplie pour demander une suspension. Il n’y a ni urgence encore moins de suspicion de légalité de manière simultanée. Cependant, si la Cour suspend la session, le maire retrouve immédiatement son poste. « On a simplement fait état d’une urgence mais on n’a pas dit en quoi il y a urgence. Attendre que la Cour suprême se prononce n’est pas une excuse et il ne nous appartient pas de dire que la décision est illégale. Nous ne sommes pas la Cour suprême. On pourra douter de la légalité si le maire en rapporte la preuve qu’il n’est pas un conseil municipal ».
Les concernant, les conseils de Barthlémy Dias ont tenté de démontrer que toutes les conditions sont réunies pour prononcer la suspension de la décision du préfet de convoquer cette élection. « Le maire ne peut pas être installé si on fait référence à l’article 137 des collectivités territoriales. Parce qu’un recours en annulation a été introduit par Barthélemy Dias. Cet acte du préfet de Dakar est manifestement illégal, c’est un détournement de procédure », plaide Me Ousseynou Fall qui a, dans la foulée rappelé que « Barthélemy Dias n’a pas été condamné pour crime. Le maire est élu par le suffrage universel et non par des conseillers municipaux. C’est pourquoi, je vous dit qu’il y a une illégalité. Nous vous demandons de suspendre cette décision ». Ses confrères, Mes El Hadj Diouf et Amadou Sall ont aussi tenté par tous les moyens de faire suspendre cette décision en vain.
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