Aminata Mbengue Ndiaye ne dort plus ou presque. Du moins, depuis son assignation à comparaître, la Secrétaire générale intérimaire du Parti socialiste est en train de faire des pieds et des mains pour obtenir le pardon de ceux qui ne rêvent que de renverser son autorité.
En effet, après que le huissier lui a fait parvenir sa convocation à comparaître, Aminata Mbengue Ndiaye a voulu rencontrer le collectif des cadres et militants des Verts, regroupés au sein de l’Initiative pour la réforme du Parti socialiste, pour un probable dialogue. Pour ce faire, elle s’est attachée les services des Sages du Parti, avec à leur tête, Moustapha Diaw, leur responsable, pour convaincre les dissidents. Ce que ces derniers ont décliné.
“Elle a mobilisé toute une armée pour nous imposer son dialogue que nous avons rejeté. Nous avons souhaité et voulu dialoguer depuis 3 ans, mais elle a refusé. Elle avait même proposé notre exclusion du parti. Nous irons au procès, après 3 ans de patience en vain et durant lesquelles elle a refusé de nous recevoir. Elle passe par les Sages du parti pour nous persuader de retirer préalablement la plainte pour ouvrir des discussions. Nous refusons cette condition pour deux raisons : sa parole n’est ni coranique ni biblique. Elle la renie sans vergogne. Et deuxième, nous attendons le dénouement judiciaire de notre plainte. Nous irons jusqu’au bout”, prévient une source.
Pour rappel, c’est à la requête de l’initiative pour la réforme du Parti socialiste, collectif représentant des cadres et autres militants des Verts, que le tribunal de grande instance de Dakar, statuant en matière de référés, a prévu de trancher le différend qui oppose une partie des socialistes à Aminata Mbengue Ndiaye.
Ainsi, la secrétaire générale intérimaire est assignée à comparaître devant la barre dudit Tribunal le 01 septembre prochain. Le juge prévoit ainsi de rétablir la légalité statutaire au sein du PS. Quant à elle, Aminata Mbengue Ndiaye devra pour répondre sur la crise institutionnelle qui secoue son Parti, notamment sur “la prolongation illégale de l’intérim exercé par Mme Aminata Mbengue Ndiaye, en violation des articles 25 et 30 des statuts ; la non-convocation du Comité Central depuis plusieurs années ; la confiscation des pouvoirs par le Secrétariat Exécutif National ; l’expiration des mandats des structures locales, départementales et régionales, sans renouvellement régulier ; le risque de troubles à l’ordre public découlant de ces violations statutaires.”
Amadou DIA (Actusen.sn)
