Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) informe avoir reçu, le 20 septembre 2025, la confirmation par le laboratoire de l’Institut Pasteur de Dakar de deux cas positifs de fièvre de la vallée du Rift localisés dans la région de Saint-Louis. D’après le ministère dans son communiqué, l’investigation préliminaire menée par les services de santé, en collaboration avec les services de l’Élevage et une équipe de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), a permis d’identifier 26 autres personnes vivant au contact des malades confirmés et dont 6 présentant des signes cliniques évocateurs ont fait l’objet de prélèvements. «Au 25 septembre 2025, un total de dix (10) cas positifs, dont quatre (4) décès, ont été enregistrés», lit-on.
26 autres personnes vivant au contact des malades confirmés. Parmi elles, 6 présentent des signes cliniques évocateurs et ont fait l’objet de prélèvements. Au 25 septembre 2025, un total de dix (10) cas positifs, dont quatre (4) décès, ont été enregistrés»
Le ministère de la Santé rappelle que le Gouverneur de la région a présidé le jeudi 25 septembre, une réunion de crise du Comité régional de gestion des épidémies (CRGE), au cours de laquelle, l’Unité mixte de coordination avancée (UMCA) de la zone Nord a été activée pour piloter la mise en œuvre de la riposte au niveau local. «Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique présente ses sincères condoléances aux familles éplorées, souhaite un prompt rétablissement aux malades, et appelle la population au respect strict des consignes sanitaires», souligne la note. Il rappelle que la fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une maladie virale qui touche principalement les animaux mais peut aussi toucher l’être humain.
La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une maladie virale qui touche principalement les animaux mais peut aussi toucher l’être humain. Dans la plupart des cas, l’infection chez l’être humain résulte d’un contact avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le moustique, vecteur connu, peut transmettre cette maladie par ses piqûres
Dans la plupart des cas, renchérit le ministère, l’infection chez l’être humain résulte d’un contact avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. «Le moustique, vecteur connu, peut transmettre cette maladie par ses piqûres. L’infection peut survenir chez l’homme à la suite d’un contact direct ou indirect avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le virus peut se transmettre lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage, pendant les mises-bas et les interventions quelconques auprès d’animaux malades ou lors de l’élimination des carcasses ou des fœtus», indique le document.
L’infection peut survenir chez l’homme à la suite d’un contact direct ou indirect avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le virus peut se transmettre lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage, pendant les mises-bas et les interventions quelconques auprès d’animaux malades ou lors de l’élimination des carcasses ou des fœtus
Le ministère de la Santé précise que les principales manifestations sont la fièvre, les douleurs musculaires et articulaires et les maux de tête. «Certaines personnes présentent une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, une perte d’appétit et des vomissements. Dans de rares cas graves, on peut observer une baisse de la vision, des saignements (nasaux, digestifs ou dans les vomissures), d’intenses maux de tête, des pertes de mémoire, des hallucinations, une désorientation, un état confusionnel, des vertiges, des convulsions, une léthargie, un coma», martèle-t-il.
Les principales manifestations sont la fièvre, les douleurs musculaires et articulaires et les maux de tête. Certaines personnes présentent une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, une perte d’appétit et des vomissements. Dans de rares cas graves, on peut observer une baisse de la vision, des saignements, d’intenses maux de tête, des pertes de mémoire, des hallucinations, une désorientation, un état confusionnel, des vertiges, des convulsions, une léthargie, un coma
La prévention de la maladie repose sur le respect des règles suivantes : respecter les règles d’hygiène des mains et porter des gants et d’autres équipements de protection adaptés lors de la manipulation d’animaux malades ou de leurs tissus, ainsi que durant l’abattage ; bien cuire tous les produits d’origine animale (viande, lait) ; utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des produits répulsifs s’ils sont disponibles, porter des vêtements de couleur claire (chemises à manches longues et pantalons) pour se protéger des vecteurs et éviter les activités de plein air aux heures où les espèces vectrices piquent le plus ; lutter contre les eaux stagnantes susceptibles de favoriser le développement des moustiques. Mansour SYLLA
