La Brigade de recherches de Keur Massar a découvert la bande à Momar Socé, qui a été placé en garde à vue, pour association de malfaiteurs, vol portant sur des batteries de marque LITHIUM et des câbles portant provisoirement sur un montant de trente millions (30 000 000) francs CFA au préjudice de la Sonatel. Le cerveau est interpellé en même temps que, Moustapha DIOP pour complicité de ce vol à haut niveau, Cheikh Abdou SECK, Cheikh SECK et Cheikhouna SECK respectivement pour recel portant sur des batteries de marque LITHIUM et des câbles portant provisoirement sur un montant de trente millions (30 000 000) francs CFA au préjudice de la Sonatel. Faits prévus et réprimés par les articles 238, 364, 368, 45 et 430 du code pénal.
Les voleurs de batteries et autres câbles de la Sonatel sont connus. En tout cas, après avoir ouvert une enquête à ce sujet, suite à la lettre plainte de Abdoulaye CISSÉ qui, d’ordre et pour le compte de CAMUSAT suite à des cas de vols répétitifs de batteries et de câbles portant globalement sur un montant de trente millions (30 000 000) francs CFA, le Commandant la Brigade de Recherches de Keur Massar, l’adjudant El hadji Abdoul Aziz GNING et ses équipes ont procédé aux arrestations des nommés Momar SOCE, Moustapha DIOP, Cheikh Abdou SECK, Cheikh SECK et Cheikhou SECK, tous impliqués dans les faits présumés relatifs à ladite enquête.
Présumés voleurs de batteries et de câbles télécoms au préjudice de CAMUSAT Sénégal, sous-traitant de la Sonatel, Momar SOCE, Moustapha DIOP, Cheikh Abdou SECK, Cheikh SECK et Cheikhou SECK, ont été présentés devant le parquet hier pour vol et complicité de ce chef et recel
Si les autorités judiciaires et hiérarchiques ont été tenues informées des faits et du déroulement de l’enquête, nos sources renseignent que compte tenu de la survenance d’éléments nouveaux et des indices de culpabilité réunis à leur encontre, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine Guédiawaye a accordé aux éléments enquêteurs une prolongation de la garde à vue des sus nommés à compter du 29 septembre 2025 à 22 heures, avant qu’ils ne soient déférés chez le parquet hier mercredi.
Le cerveau présumé de la bande, M. SOCÉ, est un technicien engagé par Camusat, qui aurait ourdi son plan pour piller l’entreprise, en complicité avec le reste de l’équipe
Des circonstances des faits, il ressort que la Société CAMUSAT Sénégal, un sous-traitant de la Sonatel qui s’active dans le domaine des infrastructures de télécommunications, en l’aidant à construire, optimiser et gérer son réseau de manière efficace et durable, avait engagé des techniciens doués en la matière et dotés de tout bien-être. Figure parmi ces techniciens, le sieur Momar SOCE. Seulement, ce dernier, investi de la confiance de son employeur, était souvent animé d’un esprit mal intentionné, selon les premiers éléments de l’enquête.
Son modus operandi consistait à enfouir ou camoufler les câbles et batteries non utilisés dans la journée pour revenir la nuit pour les récupérer avant de les revendre à des prix dérisoires
Pour preuve, détaillent nos sources proches de l’enquête, M. SOCÉ avait décidé de prolonger ses missions journalières à chaque occasion, juste pour commettre des vols de batteries et de câbles au préjudice de son employeur. Son mode opératoire, complètent les mêmes sources, consistait à enfouir ou camoufler les câbles et batteries non utilisés dans la journée pour revenir après les récupérer pour les revendre à des prix défiant toute concurrence. D’ailleurs, tout porte à croire qu’il a été aidé dans cette manœuvre par le sieur Moustapha DIOP qui n’ignorait pas l’origine frauduleuse des objets. Pourtant, M. Diop se chargeait de démarcher les receleurs comme Cheikh Abdou SECK, Cheikh SECK et Cheikhouna SECK qui, connaissant l’origine frauduleuse des batteries, se permettait de les acheter à des prix dérisoires. À titre d’illustration, ils achetaient les batteries en raison de cent mille (100 000) francs CFA alors que CAMUSAT Sénégal estime le coût à l’unité à huit cent mille (800 000) francs CFA.
Un Gendarme de la Brigade de recherches de Keur Massar s’est d’ailleurs fait passer pour un client avant de se faire livrer une des batteries volées
C’est à la suite des informations en possession des gendarmes que l’unité a mis en contribution un Gendarme qui s’est fait passer pour un acheteur de batteries pour en passer une commande de cinq (05) auprès de Moustapha DIOP. Ce dernier comme d’habitude saisit Momar SOCE qui lui envoie une batterie, promettant de livrer les autres dans un temps record. Ayant mordu à l’hameçon, Moustapha DIOP sera arrêté à bord de sa moto en possession d’une batterie FTA en cours de livraison. Aussitôt, il cite son acolyte Momar SOCE. Un transport effectué chez lui a permis de retrouver dans son véhicule des câbles de la Sonatel volés, quatre (04) batteries LITHIUM, un onduleur et des panneaux. Interrogé sur les autres batteries volées, il conduit les enquêteurs respectivement à Pikine et Gorom d’où ils ont découvert aux domiciles respectifs de Sounda MENDY et Mountaga LY quatre (04) autres batteries. Ces derniers avaient même procédé aux installations de ces batteries. Dans la même optique, le sieur Moustapha DIOP a révélé que la plupart du butin était recelé par un commerçant de renom établi à la Médina du nom de Cheikh Abdou SECK. Ce dernier, interpellé en même temps que son acolyte Cheikhouna SECK, a reconnu sans ambages les propos de Moustapha DIOP. Séance tenante, deux batteries ont été découvertes dans leur magasin. Cheikh Abdou SECK, apostrophé sur les faits, indique que vingt-quatre (24) batteries au total sont installées aux domiciles des nommés Massamba DIEYE (04), Abibou Lah DIEYE (16), Mame Saer DIOP (02) et Thierno Seydou DIOP (02). Lors de son interrogation, Cheikh Abdou SECK a cité nommément un autre acolyte Cheikh SECK, ces propos sont d’ailleurs étayés par un enregistrement vidéo incriminant ce dernier. À noter, en passant, que toutes les personnes intéressantes dans cette affaire ont été entendues les unes après les autres.
L’enquête conduira à la saisie de trente cinq (35) batteries et câbles volés ainsi qu’une moto
En effet, le plan de la bande a clairement été découvert par une personne préférant garder l’anonymat. Témoin des scènes, elle a alerté les autorités de la Sonatel et celles de CAMUSAT Sénégal, après avoir constaté depuis plusieurs semaines des intrusions sur leurs installations techniques et des vols systématiques de batteries servant à alimenter leurs équipements en cas de coupure de courant, des actes de vandalisme portant gravement atteinte à la continuité de leur service. D’ailleurs, l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar à cet effet a conduit à la saisie de trente cinq (35) batteries et câbles volés ainsi qu’une moto.
Si les pertes sur les vols de batteries s’élèvent à 269 756 009 F CFA de juillet 2023 à Juillet 2025, les pertes sur les vols de câbles batteries s’élèvent quant à elles à 132 226 400 F CFA de juillet 2023 à juillet 2025, selon CAMUSAT
Au cœur de l’enquête, les hommes de l’adjudant El hadji Abdoul Aziz GNING se sont rapprochés de CAMUSAT Sénégal qui a évalué le préjudice provisoire à plusieurs millions de Francs. Selon le partenaire de la Sonatel, si les pertes sur les vols de batteries s’élèvent à 269 756 009 F CFA de juillet 2023 à Juillet 2025, les pertes sur les vols de câbles batteries s’élèvent quant à elles à 132 226 400 F CFA de juillet 2023 à Juillet 2025. Conséquences pour l’entreprise de télécommunications : ce sont des pertes financières directes sur fond de remplacement des batteries, câbles, équipements endommagés. Ainsi que l’augmentation des coûts d’exploitation : sécurisation des sites (gardiennage, vidéosurveillance, systèmes anti-intrusion). Non sans compter l’interruption du service car les sites télécoms (antennes, relais) devenaient inopérants sans alimentation ou connectivité. La baisse de l’image à l’antenne ainsi que la baisse de confiance des clients à travers notre notamment la perception d’un service peu fiable. C’est également le cas pour le retard dans les projets, comme la remise en service qui prend du temps et mobilise des ressources humaines et matérielles.
Les manœuvres ont entraîné des pertes financières et opérationnelles pour l’entreprise, des perturbations graves pour les services publics, et une coupure d’accès vitale pour les populations, ce qui peut aller jusqu’à menacer la sécurité nationale dans certains cas, prévient l’entreprise
En résumé, synthétise CAMUSAT Sénégal, le vol de batteries et de câbles télécoms entraîne des pertes financières et opérationnelles pour l’entreprise, des perturbations graves pour les services publics, et une coupure d’accès vitale pour les populations, ce qui peut aller jusqu’à menacer la sécurité nationale dans certains cas.
Selon les éléments de l’enquête, Momar SOCE, instigateur de ces forfaits depuis 2023, a occasionné des pertes financières et opérationnelles pour l’entreprise, des perturbations graves pour les services publics, et une coupure d’accès vitale, tandis que le sieur Moustapha DIOP, par fourniture de moyens roulant (moto) pour faciliter leur entreprise délictuelle, a aidé le cerveau de la bande dans l’écoulement du butin auprès des receleurs. Quant à eux, les nommés Cheikh Abdou SECK, Cheikhouna SECK et Cheikh SECK, ont sciemment recelé les butins en sachant leur origine frauduleuse. Ce qui participe davantage à établir leur culpabilité ou presque.
Amadou DIA (Actusen.sn)
